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Des villages toujours isolés malgré la neige

Des citoyens veulent l’ouverture de la Route blanche

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Photo courtoisie, Randy Jones La Route blanche, constituée de 500 kilomètres de sentiers de motoneige, est le seul lien entre cinq municipalités isolées de la Côte-Nord et la route 138.

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Plusieurs villages de la Côte-Nord demeurent isolés, même s’il y a assez de neige pour ouvrir les sentiers de motoneige qui les relient à la route, parce que Transports Québec a tardé à donner les contrats d’entretien.

Chaque hiver, la Route blanche, qui comprend 500 kilomètres de pistes de motoneige, permet aux citoyens de cinq municipalités de la Basse-Côte-Nord de sortir de leur isolement.

Malgré la neige et le froid, elle n’est toujours pas ouverte, ce qui déçoit les gens.

Le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, critique sévèrement le ministère des Transports.

«Le propriétaire de l’Hôtel de Chevery m’appelle souvent en larmes. Il n’a pas vu de clients depuis septembre. Il avait des réservations, mais les gens ne peuvent pas venir», dit-il.

Le maire rappelle que le sentier permet aux gens de visiter la parenté dans les autres villages. «C’est notre route. On n’en a pas d’autres.»

Randy Jones a été choqué cette semaine en apprenant que des contrats pour l’entretien de la Route blanche, entre Natashquan et Blanc-Sablon, venaient juste d’être signés. «Ça devait se faire à l’automne. Ce n’est pas normal. La décision a été prise à Québec, par des gens qui ne nous écoutent pas», dit-il.

Sécurité d’abord

Transports Québec admet que les contrats d’entretien ont été signés plus tard en raison de nouvelles modalités pour un partage des risques avec les entrepreneurs.

La porte-parole Sarah Gaudreault affirme toutefois que la météo est le seul facteur qui explique la fermeture.

«Nos critères se basent sur la sécurité. Il faut de la neige, un bon couvert de glace et un sentier balisé», affirme-t-elle. Le Ministère soutient qu’il y a des endroits où les récentes tempêtes ont ramené de l’eau sur la piste.

«On dépend entièrement de ce Ministère, qui n’investit pas dans le prolongement de la route 138 et cherche maintenant à réaliser des économies sur la Route blanche», déplore le maire Jones.

Il a parcouru le tronçon entre Gros-Mécatina et Vieux-Fort, qui est toujours fermé, alors que les conditions seraient selon lui excellentes.