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Amende pour un panier laissé au mauvais endroit

Le chariot a endommagé le camion d’un autre client

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Laisser traîner son chariot à la sortie d’une quincaillerie de Gatineau vient de coûter plus de 500 $ à un citoyen d’Ottawa. Le panier s’est mis à rouler seul avant d’emboutir un camion.

Aleem Rajah Balee vient d’apprendre à la dure qu’il vaut mieux ne pas laisser son chariot à la sortie après avoir fait ses courses. Surtout quand celui-ci finit par frapper l’auto d’un autre client et occasionne près de 600 $ de dommages.

Le 21 décembre, le résident d’Ottawa a reçu un amer cadeau de Noël du juge Jean Faullem en étant condamné à verser 502 $ pour dédommager Jean-Marc Beauregard, qui a déposé un recours contre lui et RONA aux petites créances.

En septembre 2015, M. Balee quittait le RONA L’entrepôt de Gatineau quand il a fait comme beaucoup de clients et laissé son chariot à la sortie du commerce, à un endroit avec une légère pente du trottoir.

Course folle

Mal lui en prit puisqu’il n’avait fait que quelques pas lorsque le chariot s’est mis à rouler tout seul pour finir sa course folle sur l’auto de M. Beauregard.

«Monsieur Balee ne peut pas ignorer les risques associés à laisser un panier de provisions sans surveillance sur le trottoir en pente devant la façade du magasin. De plus, rien ne l’empêchait de prendre quelques minutes supplémentaires pour entreposer le panier dans l’un des cinq enclos», écrit le magistrat.

Cela dit, si M. Balee est le principal fautif, il n’est pas le seul. Le juge conclut que RONA a fait preuve de négligence en laissant les clients déposer leur panier à cet endroit potentiellement dangereux.

Torts partagés

«RONA n’a jamais installé de panneaux indicateurs précisant l’interdiction de laisser des paniers à cet endroit», semonce le juge avant de condamner RONA à verser 67 $ à M. Beauregard.

Ce dernier, pourtant une victime, subit également les foudres du magistrat en devant absorber 15 % des dommages à son propre véhicule. C’est que M. Beauregard était stationné dans un endroit interdit en attendant la sortie du magasin d’un ami. Dans ce cas-ci, la signalisation était adéquate, avec des panneaux d’interdiction de la Ville de Gatineau.

Jean-Marc Beauregard s’est défendu en prétendant que M. Balee avait délibérément envoyé le chariot sur son camion. «Les témoignages entendus au procès ainsi que la vidéo de l’incident, capté par les caméras du RONA, montrent que M. Balee immobilise le panier avant de se tourner en direction de son véhicule», précise le magistrat.


RONA n’a pas pu dire au Journal si des panneaux avaient depuis été installés.