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Il doit verser 7600 $ à son ex pour lui avoir donné l'herpès

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COWANSVILLE | Un homme a été condamné à verser plusieurs milliers de dollars à son ex-copine après avoir eu une relation sexuelle sans lui avouer qu'il avait un feu sauvage.

Un Estrien porteur du virus de l'herpès vient d'apprendre qu'il doit toujours informer ses partenaires de ce problème de santé.

En novembre dernier, il a été condamné par la Cour des petites créances à verser 7600 $ pour avoir infecté une femme durant des relations bucco-génitales.

Le couple a commencé à se fréquenter en octobre 2014. Le lendemain d'un rapport sexuel, le défendeur a informé sa partenaire qu'il avait un feu sauvage. Après cet épisode, la femme a souffert de démangeaisons vaginales et d’inconfort de plus en plus aigu.

«La demanderesse sent sa vulve en feu quand elle urine, elle a de la difficulté à s’asseoir», a écrit le juge­­ Gabriel de Pokomándy dans son jugement­­.

Détail important

Le défendeur a admis avoir des feux sauvages depuis son enfance, mais il ne voyait pas l'importance d'en informer sa partenaire.

Selon la docteure Geneviève Petit, il est possible de prévoir l'arrivée d'une «crise», car elle est accompagnée de démangeaisons, de sensation de brûlure ou de picotements.

Conséquences à vie

Après qu'un médecin a confirmé qu'elle était atteinte d'herpès simplex de type 1, la plaignante a continué à entre­tenir des rapports sexuels avec son petit ami, puisqu'ils étaient tous deux infectés.

Ce n'est qu'après la rupture, en octobre 2015, qu'elle a réalisé l'ampleur des conséquences du virus sur sa vie et qu’elle­­ a poursuivi son ex.

Elle a affirmé que sa vie sexuelle était maintenant bouleversée.

«Elle devra, à l’avenir, dévoiler aux partenaires sexuels qu’elle est porteuse du virus de l’herpès», peut-on lire dans le jugement.

La plaignante se sent déprimée et éprouve de la honte face à sa condition. Elle devra se protéger avec tous ses partenaires et prendre des médicaments à vie.

La docteure Geneviève Petit a affirmé qu'il n’existe actuellement aucun traitement efficace pour guérir l’herpès génital. «Les personnes infectées le sont pour le reste de leur vie», a-t-elle déclaré.

L'ex-conjointe a demandé 15 000 $ pour les préjudices qu'elle a subis. Le juge ne lui a toutefois accordé que la moitié, en affirmant­­ qu'elle s'était aussi montrée imprudente.