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Les médecins du Québec ont un salaire «disproportionné», croit l’IRIS

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L’Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) affirme que le «trop grand pouvoir» conféré aux médecins et le salaire «disproportionné» auquel ils ont droit «plombent le système de santé au Québec».

C’est ce qui ressort de son étude rendue publique mercredi matin, qui fait également état d’une série de recommandations pour rendre le réseau de la santé «accessible, public, décentralisé et démocratique».

«Les médecins [au Québec] gagnent maintenant 7,6 fois le salaire moyen au Québec, alors qu'en France, ce ratio est de 3 et au Royaume-Uni de 4», a donné comme exemple Guillaume Hébert, chercheur à l'IRIS et coauteur de l'étude.

L’IRIS recommande ainsi que les médecins ne soient plus considérés comme des travailleurs autonomes rémunérés à l’acte, mais plutôt comme des salariés du réseau de la santé.

Cette façon de les payer «enferme les médecins dans un rapport mercantile à leur pratique», affirme M. Hébert. Il précise que leur statut de travailleur autonome est «un subterfuge qui leur confère d'importants avantages fiscaux».

L’institut a aussi recommandé également d’élargir les responsabilités des autres membres du réseau de la santé, comme les infirmières et les pharmaciens, par exemple.

«Permettre [à ces professionnels] d'accomplir des actes auparavant réservés aux médecins améliorera l'accessibilité des soins et permettra un meilleur travail d'équipe entre professionnels», croit M. Hébert.

L’IRIS est un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et ouvertement progressiste, qui produit des recherches sur les grands enjeux de la société québécoise.