/news/currentevents
Navigation

Son copain lui pardonne son infidélité et la soutient

Accusée d’agression sexuelle sur un mineur aux Bahamas, elle dit regretter

bahamas
Photo courtoisie Raphael Blouin dit soutenir sa copine Karine Gagné accusée d’avoir eu une relation sexuelle avec un adolescent de 15 ans lors d’une croisière.

Coup d'oeil sur cet article

DRUMMONDVILLE | Le copain de la femme accusée d'avoir eu une relation sexuelle avec un mineur sur un bateau de croisière aux Bahamas se dit déçu, mais assure qu'ils forment toujours un couple.

Raphael Blouin fréquentait Karine Gagné depuis plus de six mois, lorsqu'elle a été arrêtée pour avoir eu une liaison avec un Américain de 15 ans. L'acte s’est produit pendant une croisière que la femme de 23 ans effectuait grâce à son emploi de représentante de produits érotiques Fantasia.

Après avoir pris plusieurs verres, la mère de famille a eu une relation sexuelle avec l'adolescent dans les toilettes du casino. Selon elle, il mesurait 6 pi 1 po et avait de la barbe. Il lui aurait aussi dit qu’il avait 18 ans, et il se trouvait dans un bar réservé aux 18 ans et plus. Elle est détenue depuis deux semaines aux Bahamas.

En entrevue, M. Blouin a avoué avoir encore de la misère à y croire. «Je lui ai toujours fait confiance, c'est quelqu'un de responsable. Là, ce qui s'est passé dans sa tête, je l'ignore», a confié l'homme de 22 ans.

Sur les réseaux sociaux, il a confirmé leur relation et a promis de la soutenir jusqu'à son retour. «C'est difficile, c'est dur. Elle a peut-être fait une erreur. La véritable histoire, je vais la savoir quand elle sera en face de moi, et d'ici là, je vais être là pour elle», a-t-il lancé.

Regret

L’ex-conjoint de Mme Gagné et père de ses trois enfants a réussi à lui parler mercredi soir. «Elle est forte, elle n'a pas appelé en pleurant. Elle ne s'est pas plainte. Elle reste solide», a expliqué l'homme de 23 ans qui souhaite garder l'anonymat.

Selon lui, la situation est aussi difficile pour Mme Gagné que pour les fillettes. «Elles n'ont jamais été séparées aussi longtemps. La plus vieille demande tout le temps pourquoi maman n'est pas là. Pourquoi elle n'appelle pas», a-t-il expliqué.

Mercredi soir, Karine Gagné a pu pour la première fois depuis son arrestation s'entretenir avec ses petites filles. «Elle regrette beaucoup. Elle ne pensait pas que ça tournerait comme ça», a-t-il dit.

La mère de Karine Gagné, Chantale Auclair, a assuré que sa fille regrettait son geste. «Elle assume qu'elle a couché avec, mais il avait vraiment l'apparence d'un gars de 18 ans», s'est-elle exclamée.

Jugement facile

L'ancien et l'actuel copains de Mme Gagné ont déploré les jugements et les commentaires négatifs à l'endroit de la jeune femme.

L'image que se fait le Québec d'elle est erronée, assurent-ils.

Elle risque la prison à vie

Karine Gagné
Photo Facebook
Karine Gagné

Les proches de Karine Gagné sont très inquiets puisque la loi des Bahamas prévoit une sentence qui peut aller jusqu’à la prison à vie pour avoir eu une relation sexuelle avec une personne de moins de 16 ans, consentante ou non.

Mardi soir, l'accusée a quitté l'établissement que ses proches qualifiaient d'insalubre. «Il y avait des rats qui se promenaient dans sa cellule, elle ne pouvait pas rester là», s'est exclamé son père, Steve Gagné.

La femme de 23 ans a quitté le centre pour délinquants sexuels dans lequel elle était détenue pour intégrer un établissement réservé aux femmes. «Elle a accès à un médecin et elle peut maintenant appeler ses proches», a-t-il dit.

Les communications sont toutefois difficiles puisque Karine ne parle pas l'anglais. «Elle se sent pas mal dépaysée. La première fois qu'elle est passée en cour, elle n'avait même pas de traducteur», a-t-il affirmé.

Défense coûteuse

Les deux parents de Karine disent n'avoir eu aucun retour d'appel du consulat canadien. «On n'a pas eu d'aide», a déploré le père.

Le bureau d'Alain Rayes, député de Richmond-Arthabaska, a également tenté de parler aux ressortissants canadiens, sans succès.

La famille Gagné a déjà versé 2500 $ américains à leurs avocats.

«Si on se rend jusqu'au bout, en Cour suprême, ça va coûter 15 000 $», a expliqué Steve Gagné.

Les 4000 $ amassés grâce à une campagne de sociofinancement vont permettre d'effectuer le deuxième paiement, exigé la prochaine semaine. M. Gagné explique avoir encore besoin de la population. «Avec trois enfants, elle n'avait pas d’économies, et sa voiture a lâché juste avant qu'elle parte», a-t-il dit.

Karine Gagné tentera d'être libérée sous caution le 3 février prochain. «Le juge a déjà donné beaucoup de torts à la compagnie de croisière qui a laissé entrer un mineur dans un bar», a affirmé le père.

 

Sur le même sujet