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Revenu Canada met les réseaux sociaux à contribution pour découvrir les fraudes fiscales

Revenu Canada met les réseaux sociaux à contribution pour découvrir les fraudes fiscales
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OTTAWA – Les fraudeurs qui cherchent par tous les moyens à éviter de payer leur juste part d’impôts auraient intérêt à être prudent sur les réseaux sociaux puisque l’Agence de revenu du Canada (ARC) se tourne de plus en plus vers les Facebook, Twitter et autres Instagram pour les épingler.

Selon CBC, les comptes sociaux des Canadiens considérés à «haut risque» en raison de leur fortune et de leurs comptes bancaires hors du pays sont de plus en plus surveillés par l’agence fédérale.

Le porte-parole du commissaire à la vie privée, Tobi Cohen, a confirmé que l’ARC a fait part de son intention de collecter des informations disponibles publiquement sur les médias sociaux en lien avec des «fraudes fiscales, des analyses de risque de non-conformité, des audits et des enquêtes».

David Christopher, un opposant à la collecte de données par le gouvernement sur les médias sociaux, s’inquiète des effets de cette mesure sur la vie privée des Canadiens. «Lorsque les Canadiens publient quelque chose sur Facebook, ils croient qu’ils le partagent avec leur famille et leurs amis. Ils ne s’attendent pas à ce qu’un fonctionnaire les lisent à Ottawa», a-t-il rappelé.

L’ancien commissaire de l’ARC Andrew Treusch a expliqué son intérêt pour les nouvelles technologies dans un rapport publié en 2016. «L’analyse de données nous offrent de meilleurs informations sur les comportements des contribuables, nous permettant de dépenser moins de temps et d’effort sur des groupes de contribuables à moindre risque», a-t-il expliqué.