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Maudite Poutine, «une expérience sensorielle»

Martin Dubreuil et Jean-Simon Leduc dans le film Maudite Poutine.
Photo courtoisie Martin Dubreuil et Jean-Simon Leduc dans le film Maudite Poutine.

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C’est une œuvre radicale et ­audacieuse que propose le ­cinéaste québécois Karl Lemieux avec son premier long métrage, Maudite Poutine, un film qu’il a tourné en noir et blanc avec des moyens limités.

Ce film expérimental et atmosphérique arrive sur nos écrans vendredi prochain après avoir été présenté dans plusieurs festivals importants en Europe, dont la prestigieuse ­Mostra de Venise où il a été lancé en septembre dernier.

Maudite Poutine, c’est l’histoire d’un jeune musicien (Jean-Simon ­Leduc) qui, après s’être brouillé avec une gang de criminels à cause d’une histoire de drogue, reprend contact avec son frère aîné (Martin Dubreuil) qu’il n’a pas revu depuis des années.

En entrevue au Journal, Karl ­Lemieux admet avoir puisé dans ­certains de ses souvenirs de jeunesse pour écrire cette histoire:

«C’était une façon de replonger dans l’énergie particulière qu’il y avait dans mon village d’origine (Kingsey Falls) quand j’étais adolescent. Les groupes de musique garage et les gens qui faisaient de la musique punk, les partys qui s’organisaient un peu n’importe où.»

Ambiances sonores

D’un point de visuel et sonore, Karl Lemieux a abordé son film comme une «expérience sensorielle».

«J’aime beaucoup le noir et blanc, en photo mais aussi au cinéma, souligne le cinéaste. J’aime l’esthétique du cinéma underground new-yorkais des années 1980, le new-wave et les films 16 mm noir et blanc. Il y a un ­côté brut que je trouvais beau. (...) Je me suis fait plaisir!»

«Je voulais aussi que le film soit ­plaqué du début à la fin d’ambiances sonores. Je savais que je voulais beurrer épais cet aspect. Je voulais aller dans le senti, que le film offre une expérience sensorielle. »

Maudite Poutine prend l’affiche vendredi (le 27 janvier)