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Restauration: une franchise, combien ça coûte?

Le système de franchises gagne en popularité auprès des Québécois qui veulent être leur propre patron

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Plus de Québécois qui se lancent en affaires choisissent l’achat d’une franchise, une décision qui peut s’avérer coûteuse, mais qui, pour certains, permet d’éviter de se casser la tête.

Plus d’un million de dollars sont nécessaires pour ouvrir un Boston Pizza, Pacini ou A&W, et des centaines de milliers pour la plupart des bannières connues. Malgré leur prix, le poids des franchises québécoises a grandi dans l’économie locale ces dernières années.

Fils de militaire, Marc Diotte vivait en Ontario quand il a trouvé son premier emploi dans un restaurant Pita Pit. Il a eu le coup de foudre pour la chaîne, dont il a ouvert deux restaurants à Montréal à l’âge de 21 ans.

Marc Diotte, Pita Pit
Photo Boris Proulx
Marc Diotte, Pita Pit

«Je compare ça à un mariage. On est prêt à s’unir avec une marque», dit-il.

Il a aujourd’hui vendu ses restaurants pour faire carrière à la maison mère de la bannière, pour laquelle il tentait de recruter des entrepreneurs au Salon de la franchise de Montréal, qui se terminait hier.

Plus facile

Simon Longpré, 23 ans, a quitté sa jeune carrière dans la construction pour ouvrir un restaurant à Sainte-Julienne, dans Lanaudière. Au lieu de créer son propre concept, il a choisi d’acheter cet hiver une franchise de la chaîne québécoise Planète Poutine.

«La franchise, c’est le plus facile pour quelqu’un comme moi, qui était nouveau dans la restauration. Je n’ai pas l’imagination ou l’expérience nécessaire pour créer un nouveau concept», confie-t-il.

Les Québécois ont longtemps tourné le dos à l’idée de payer pour une franchise, croit Christian Champagne, président-directeur général du Conseil québécois de la franchise.

«On a un esprit entrepreneurial fort, au Québec, mais les gens croyaient qu’une franchise était trop contraignante. Maintenant, il y a plusieurs modèles pour tous les portefeuilles», avance-t-il.

Il reste qu’acheter une franchise n’est pas gratuit. Il en coûte des centaines de milliers de dollars pour enfiler un uniforme connu du public (voir tableau). En contrepartie, on promet aux acheteurs un réseau de distribution, de la publicité et un concept éprouvé.

500 nouveaux franchisés par année

Plus de nouvelles enseignes s’enracinent au Québec et plus de commerces décident de s’associer à l’une de ces marques, révèlent les données de la plus récente étude du Conseil québécois de la franchise (CQF).

Mille cinq cent soixante-six commerces franchisés ont ouvert leurs portes depuis trois ans, ce qui porte leur nombre total à plus de 12 000 au Québec. Ce sont plus de 500 de ces entreprises qui naissent en moyenne chaque année.

Succès

Selon Christian Champagne, président-directeur général du CQF, la tendance n’est pas près de s’estomper. «Ça va très bien pour la franchise», se félicite l’homme qui fait la promotion de ce modèle.

«Les chiffres le démontrent: un entrepreneur a deux fois plus de chances de réussir en franchise qu’en indépendant», tranche M. Champagne.

Christian Champagne, Conseil québécois de la franchise
Photo Boris Proulx
Christian Champagne, Conseil québécois de la franchise

Les chaînes représentent un chiffre d’affaires de plus de 25 milliards de dollars pour l’économie de la province et créent plus de 200 000 emplois, selon l’étude publiée en janvier.

Le marché ne se limite d’ailleurs pas aux plus grands noms de la restauration rapide, mais s’étend aussi à d’autres domaines, comme l’entretien ménager ou les soins à domicile.

Pas moins de 461 chaînes, ou «franchiseurs», revendiquent au moins un commerce sur le sol québécois. C’est 71 de plus qu’il y a trois ans.

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