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Rose Woo: une athlète olympique à l’école secondaire

Rose Woo
PHOTO AGENCE QMI, MARTIN ALARIE Rose Woo

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BOUCHERVILLE - Malgré sa récente présence aux Jeux olympiques de Rio, la jeune gymnaste Rose Woo ne se sent pas vue différemment par les autres élèves de son école secondaire.

«Les gens me connaissent peut-être plus qu’avant, mais ils me traitent de la même façon que les autres», indique timidement l’athlète de 17 ans.

La journée de lundi a assurément fait exception, car la direction de l’école De Mortagne, à Boucherville, a honoré cinq sportifs issus de l’établissement ayant participé aux Jeux olympiques et paralympiques de Rio en 2016.

Aux côtés de la nageuse Sandrine Mainville, de la judoka Catherine Beauchemin-Pinard, du nageur paralympique Benoît Huot et du joueur de boccia Eric Bussière, la jeune Woo, qui est évidemment la seule à fréquenter encore cette école, a été applaudie chaleureusement.

«C’est surtout gênant parce que tu connais toutes les personnes qui sont là dans la salle», a noté la gymnaste en voie de terminer son secondaire 5 dans un programme sports-études.

«Je n’étais pas nerveuse, j’étais juste gênée, a repris Woo. Je n’aime pas être le centre d’attention.»

À l’instar des autres athlètes à l’honneur, la jeune fille a reçu une plaque individuelle, tandis que sa photo figurera dorénavant sur une banderole dans l’école.

Incertaine pour les Mondiaux

Après des cours de français et d’anglais en matinée, ainsi que la cérémonie effectuée sur l’heure du midi, Woo devait poursuivre sa journée bien chargée au club Gym-Richelieu.

À propos de sa carrière sportive, la jeune fille admet cependant qu’elle est présentement ennuyée par une blessure au dos.

Ainsi, Woo ne sait pas si elle pourra participer aux Championnats du monde de gymnastique artistique, à Montréal, en octobre 2017. Après avoir subi une hernie discale il y a deux ans, elle avait récupéré à temps pour les Jeux de Rio. Mais son corps continue de lui causer des ennuis.

«Je suis quand même blessée ces temps-ci et c’est pour ça que j’ai un petit questionnement, a-t-elle mentionné. Avec tous les impacts, j’ai un disque écrasé. Je dois compenser et renforcer certains muscles, qui reçoivent les chocs à la place de mon dos.»

Woo aimerait assurément participer aux Mondiaux devant la foule montréalaise, mais son but ultime est de retourner aux Jeux olympiques, en 2020, à Tokyo. Ses thérapeutes doivent par ailleurs lui rappeler de penser également à sa santé à plus long terme.

«Si j’ai mal lorsque je serai plus vieille, je vais vivre avec, a laissé entendre Woo. J’aime mieux pousser tout de suite et réaliser mes rêves plutôt que de vivre avec des regrets. Pour moi, c’est maintenant ou jamais, il y a des choses que je ne pourrai pas vivre plus tard.»

 

«Aller aux Jeux olympiques, c’est plus facile qu’on pense»

BOUCHERVILLE - Médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Rio, la nageuse Sandrine Mainville n’a pas encore annoncé officiellement sa retraite sportive, mais elle pratique déjà les discours qui lui permettront d’inspirer la prochaine génération d’athlètes.

«Une fois que tu mets tes performances de côté, que peux-tu faire comme athlète? Selon moi, c’est inspirer les jeunes», a suggéré Mainville, lundi, en marge d’une cérémonie visant à honorer quelques sportifs ayant fréquenté l’école secondaire De Mortagne, à Boucherville.

À 24 ans, la nageuse a elle-même laissé entendre qu’elle avait «un pied dans la porte». Après ce podium au relais 4 x 100 mètres nage libre à Rio, en compagnie de Penny Oleksiak, Taylor Ruck et Chantal Van Landeghem, Mainville peut dire mission accomplie.

«Pour moi, c’est un très gros accomplissement, a-t-elle dit. Mais ce qui me rend le plus fière, c’est le processus et le chemin parcouru. Je suis contente d’avoir osé faire les choix pour y arriver, comme déménager à Toronto, en 2014, deux ans avant les essais olympiques.»

Sa phrase-clé pour inspirer les athlètes en devenir?

«Mon message, c’est de dire que d’aller aux Jeux olympiques, c’est plus facile qu’on pense, du moins, ce n’est pas inatteignable, a-t-elle indiqué. C’est une question de croire en soi.»