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Tous les ingrédients d’une tempête parfaite

Tous les ingrédients d’une tempête parfaite
Photo d'archives, JOEL LEMAY

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Prévisions météo imparfaites, pluie verglaçante en pleine heure de pointe, des dizaines de sorties de route et des services d’urgence engorgés; tous les ingrédients y étaient mardi matin pour créer la tempête parfaite, au grand dam des usagers de la route.

Depuis quelques jours, Environnement Canada avait prédit que de la neige et du grésil tomberaient sur Montréal et les environs. Mais vers 6 h 30 mardi, les météorologues ont finalement annoncé que ce serait plutôt de la pluie verglaçante qui s’amènerait vers la région métropolitaine en matinée.

«On a été pris de panique et on a vu le verglas sur le sud du Québec qui est allé plus au nord que prévu», a indiqué Robert Michaud, météorologue pour Environnement Canada.

Infernal

Des employés du MTQ et des villes ont été dépêchés en pleine heure de pointe pour tenter de déglacer les routes. Résultat? Le trajet vers le travail s’est avéré infernal.

En avant-midi, Urgences-santé, qui dessert Montréal et Laval, a reçu plus du double d’appels qu’à l’habitude. Le service ambulancier a même demandé aux gens de demeurer à la maison si c’était possible et d’appeler le 911 uniquement pour les urgences.

La Sûreté du Québec a dénombré des dizaines de sorties de route, mais aucune ne s’est avérée majeure.

Évitable?

Si Environnement Canada avait annoncé plus tôt que du verglas s’amenait vers Montréal, le bordel sur le réseau routier aurait facilement pu être évité, croit un expert.

Le déglaçage des routes peut se faire à l’avance, estime Raynald Marchand, directeur des programmes au Conseil canadien de sécurité.

Il existe, entre autres, un liquide qui peut être versé sur la chaussée, sèche ou mouillée, qui prévient la formation de glace. Celui-ci est utilisé en Colombie-Britannique, a précisé M. Marchand, et il serait aussi efficace que le sel. Il serait possible d’appliquer le produit plusieurs heures avant l’arrivée du verglas pour rendre la chaussée plus sécuritaire. Or, celui-ci coûterait beaucoup plus cher que le sel et les abrasifs utilisés au Québec.

«Mais en fin de compte, ce sont les contribuables qui paient quand même, a dit M. Marchand. Je pense que tu aimes mieux payer 3 $ de plus en taxes pour des routes déglacées que devoir réparer ton auto à la suite d’un accident et payer l’augmentation de ta prime d’assurance.»

– Avec la collaboration de Marie-Christine Trottier