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Attentat à la mosquée: Une solidarité qui «fait chaud au cœur»

Mohammed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique, a été touché doit au cœur par les démonstrations de sympathie et de solidarité. Des centaines de messages, de fleurs et de lampions ont été déposés aux abords de la mosquée visée par un attentat, dimanche.
Photo Pierre-Olivier Fortin Mohammed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique, a été touché doit au cœur par les démonstrations de sympathie et de solidarité. Des centaines de messages, de fleurs et de lampions ont été déposés aux abords de la mosquée visée par un attentat, dimanche.

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«Je suis passé devant l'église [pendant la vigile lundi soir] et j’ai vu les milliers de bougies, les milliers de bouquets de fleurs et ça, ça fait chaud au cœur», témoigne Mohammed Labidi en refoulant un sanglot.

Le vice-président du Centre culturel visé par un attentat d’une ignominie sans nom, dimanche soir, enchaînait les entrevues, mardi matin, mais était encore à fleur de peau. Ce rassemblement de milliers de personnes avec leurs deux premiers ministres, lundi soir, «ça montre l’unité dans les moments difficiles, tout le monde s’est uni sans tenir compte de la race, de la religion. Ce qui nous unit, c’est cette humanité qui s’exprime, qui marche.»

Mohammed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique, a été touché doit au cœur par les démonstrations de sympathie et de solidarité. Des centaines de messages, de fleurs et de lampions ont été déposés aux abords de la mosquée visée par un attentat, dimanche.
Photo Pierre-Olivier Fortin

Des centaines de messages, de fleurs et de lampions ont été déposés aux abords de la mosquée, sous les cordons jaunes des policiers encore nombreux sur les lieux.

«On n’en revient pas de ce qui se passe», laisse-t-il tomber. La paisible communauté musulmane dont il se fait le porte-parole n’a ni l’habitude ni le souhait de se retrouver sous les projecteurs. Or, les caméras de cinq réseaux de télé étaient cordées devant le lieu de culte pour les émissions matinales, tôt mardi, pour les «mauvaises raisons».

Mohammed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique, a été touché doit au cœur par les démonstrations de sympathie et de solidarité. Des centaines de messages, de fleurs et de lampions ont été déposés aux abords de la mosquée visée par un attentat, dimanche.
Photo Pierre-Olivier Fortin

Les pensées et les actions de la communauté sont toutes dirigées à l’endroit des victimes et de leurs familles.

Toutefois, la réaction des gens de Québec et du Québec apportent un peu de réconfort.

«Ça peut donner une lueur d’espoir que l’avenir soit meilleur, peut-être.» Il tient à répéter qu’il ne faut pas confondre les communautés musulmanes qui vivent ici «avec ce qui se passe en Irak, en Syrie. Les gens ici vivent en paix, ils sont complètement dans un autre dynamique, qui n’a rien à voir avec le terrorisme mondial», insiste M. Labidi.

«On doit retourner là»

Les policiers occupent encore la mosquée et les alentours, si bien que la communauté n’a pas encore pu reprendre possession des lieux.

Mohammed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique, a été touché doit au cœur par les démonstrations de sympathie et de solidarité. Des centaines de messages, de fleurs et de lampions ont été déposés aux abords de la mosquée visée par un attentat, dimanche.
Photo Pierre-Olivier Fortin

Il n’est pas question de déménager, malgré les douloureux souvenirs dont les murs seront imprégnés. «Ça devient un souvenir, un souvenir de nos frères. On doit retourner là, c’est la vie qui doit continuer», assure M, Labidi.