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Libre-échange: Québec peaufine sa stratégie face à Trump

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Photo Simon Clark «L'objectif de cette rencontre, c'était […] de nous permettre de peaufiner toute la stratégie que nous mettons de l'avant dans les relations que nous entretenons, d'un point de vue commercial, avec l'Union européenne de même qu'avec les États-Unis», a expliqué la ministre de l’Économie, Dominique Anglade.

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Alors que Donald Trump remet en question d’importantes ententes de libre-échange, le gouvernement Couillard a tenu un conseil des ministres spécial, mardi, afin de peaufiner sa stratégie.

Aussitôt arrivé à la Maison Blanche, M. Trump a signé l’acte de retrait des États-Unis du partenariat transpacifique. Il a aussi annoncé son intention de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), ce qui soulève énormément d’inquiétude.

Exceptionnellement, quatre experts diplomates ont été reçus par le conseil des ministres: Michel Audet, délégué général du Québec à Bruxelles, Jean-Claude Lauzon, délégué général du Québec à New York, Raymond Chrétien, négociateur en chef dans le dossier du bois d'œuvre et de John Parisella, analyste politique et ex-délégué général du Québec à New York.

Retour aux sources

M. Chrétien a expliqué qu’il s’agit pour lui «d’un retour aux sources» en ce qui concerne l’ALENA.

«Il y a une trentaine d'années, j'étais ambassadeur du Canada au Mexique et j'ai vu naître l'ALENA. J'ai vu le grand intérêt, pour le Mexique, de se sortir de l'orbite sud-américaine pour se joindre à l'Amérique du Nord», a raconté M. Chrétien, qui conseille essentiellement au gouvernement d’être vigilant, stratégique et flexible face au nouveau pouvoir à Washington.

Plus difficile pour le prédédounaement

M. Chrétien a aussi fait le point en ce qui concerne le dossier du prédédouanement américain à l’aéroport de Québec et à la gare centrale de Montréal.

Ottawa doit ratifier, ce printemps, l’entente déjà approuvée du côté américain. Les discussions et les négociations ne sont donc pas encore terminées.

«À cause de la grande priorité que M. Trump accorde à la sécurité, ça va devenir encore plus difficile et plus corsé, mais ultimement, je suis confiant», a dit M. Chrétien.

Le gouvernement s’est également intéressé à l’accord de libre-échange Canada–Union européenne, auquel le Québec a grandement contribué.

«Dans 15 jours, il va y avoir un vote clé (en Europe), presque historique, pour la mise en œuvre provisoire de cet accord», a rappelé le délégué général du Québec à Bruxelles.