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Agressions sexuelles : la Couronne réclame six ans contre l’écrivain Maxime Roussy

Maxime Roussy
Photo d'archives, Ben Pelosse Maxime Roussy

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La Couronne réclame six ans de pénitencier contre l’écrivain Maxime Roussy, qui avait profité d’une jeune lectrice pour assouvir ses fantasmes sadomasochistes.

«Il y a eu violence verbale et physique, il a manipulé sa victime à travers les années pour arriver à ses fins», a plaidé Me Caroline Dulong, mercredi.

Cette peine recommandée est bien loin de celle suggérée par la défense. Roussy a réclamé pas plus de 18 mois de prison «avec une très longue probation de trois ans», a-t-il fait savoir par l'entremise de son avocate, Me Valentina Corsetti. Il serait aussi prêt à se soumettre à des travaux communautaires, a ajouté l’avocate.

Crimes sexuels

Roussy, connu entre autres pour la série Pakkal et le Blogue de Namasté, a écouté le tout sans dire un mot, la tête basse. Il est détenu depuis décembre, soit depuis qu'il a été reconnu coupable d’une série de crimes sexuels sur une jeune fille rencontrée en 2004 alors qu’elle n’avait que 12 ans.

Rapidement, les échanges entre la jeune fille et l’écrivain maintenant âgé de 41 ans ont tourné vers la sexualité. Deux ans plus tard, en 2006, les agressions sexuelles commençaient.

«[Roussy] m’a initiée à un modèle sexuel déviant, il m’a corrompue, il a gâché mon adolescence», a expliqué la victime dans une lettre déposée à la cour. Comme c’est le cas pour les victimes d’agressions sexuelles, le nom de la victime ne peut être dévoilé.

Pour la Couronne, le seul facteur en faveur de Roussy est l’absence d’antécédents judiciaires.

La liste des facteurs aggravants est par contre beaucoup plus longue, selon la procureure qui a donné en exemple de fausses conversations en ligne inventées par Roussy pour se disculper. Il avait aussi tenté de dissuader la victime de témoigner contre lui.

Contrat perdu

La défense, de son côté, a rappelé l’impact que la médiatisation de l’affaire a eu sur la vie de Roussy. Le contrat avec sa maison d’édition a d’ailleurs été annulé.

«La victime était un enfant, mais vous connaissez les faits», a ajouté l’avocate, laissant entendre que même si la victime n’avait pas l’âge du consentement, elle avait accepté de voir Roussy.

L’auteur déchu est resté muet, mercredi, et n’a présenté aucune excuse.