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Embauche de personnel pour les centres d’injection supervisée

Chez Cactus Montréal, le service sera disponible entre 12 et 14 heures par jour, particulièrement de soir et de nuit.
Photo Caroline Lévesque Chez Cactus Montréal, le service sera disponible entre 12 et 14 heures par jour, particulièrement de soir et de nuit.

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Signe que les centres d’injection supervisée sont en voie d’être aménagés dans la métropole, l'organisme Cactus Montréal est actuellement en processus d’embauche de personnel.

L’organisme cherche à pourvoir 11 postes de chef d’équipe, intervenants et agents de prévention, soit des personnes embauchées pour leur savoir expérientiel, qui accompagneront les personnes toxicomanes.

Les salles d’injection sont actuellement en construction pour les quatre organismes concernés, qui comprend aussi Dopamine, Spectre de rue et l'Unité d'intervention mobile L'Anonyme. Ces centres doivent ouvrir dès cette année.

Chez Cactus Montréal, le plus gros centre, situé dans l’arrondissement Ville-Marie, le service sera disponible entre 12 et 14 heures par jour, particulièrement de soir et de nuit. Il y aura 10 cubicules pour s’injecter.

En ce qui concerne les embauches d’infirmières pour les différents sites, elles sont complétées au trois quarts, confirme le CIUSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal qui n’a pas pu dévoiler le nombre final.

Les centres d’injection supervisée visent à réduire les surdoses mortelles et à prévenir les maladies transmises par le sang.

Inspection et feu vert

Les sites ne peuvent être opérationnels tant et aussi longtemps que les embauches, les formations et l’aménagement des locaux ne sont pas complétés. Santé Canada doit ensuite inspecter les salles avant de donner son feu vert.

La directrice générale de Cactus Montréal espère que les sites pourront voir le jour avant l’été. «Ça nécessite du temps pour s’approprier l’ensemble des protocoles et exigences provenant de Santé Canada, du réseau de la santé au Québec et faire la formation, affirme Sandhia Vadlamudy. C’est pour cela qu’on s’y prend à l’avance et qu’on veut être prêts le plus tôt possible. En situation concrète, le travail doit être orchestré entre les intervenants et infirmières. On ne veut pas que les gens se posent des questions lorsque va survenir une situation potentiellement dangereuse.»

Cocaïne et opioïdes

En 2015, la cocaïne et le crack étaient les drogues les plus injectées à Montréal chez les personnes utilisatrices, à raison de 43 %, suivis des médicaments opioïdes, à 39 %, et l’héroïne, à 13 %. L’âge moyen est de 39, 6 ans chez les hommes, tandis qu’il est de 33,4 ans chez les femmes qui s’injectent.

À Montréal, 18 personnes sur 100 qui utilisent des drogues injectées sont infectées par le VIH et 1 personne sur 4, par l’Hépatite C. On compte environ 70 décès reliés à des surdoses de drogue par année. Les quatre organismes reçoivent 60 000 visites annuellement et fournissent, entre autres, des seringues stérilisées.


Budget de Québec pour les centres d'injection supervisés :

2016-2017 : 4 737 000$, incluant les coûts d’aménagement des locaux et le développement du système pour l’inscription des usagers

2017-2018: 3 780 000$

2018-2019 : 3 780 000$