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Une vendeuse de jouets érotiques ciblée

La voiture de la propriétaire de l’entreprise a été vandalisée pour une deuxième fois depuis novembre

Quand Cindy Jackson a vu le graffiti sur sa voiture, la peinture était encore fraîche. La femme de 31 ans a donc rapidement pu le retirer.
Photo Eliane Thibault Quand Cindy Jackson a vu le graffiti sur sa voiture, la peinture était encore fraîche. La femme de 31 ans a donc rapidement pu le retirer.

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SHERBROOKE | La propriétaire d’une entreprise qui fait la démonstration d’accessoires érotiques est choquée d’être la cible d’un vandale qui a inscrit en lettres noires le mot « pute » sur sa voiture blanche.

Cindy Jackson est convaincue que si elle avait quitté la maison 10 minutes plus tôt, samedi matin vers 9 h 30, elle aurait surpris le malfaiteur sur le fait. La peinture en aérosol noire utilisée pour le graffiti était encore fraîche.

Grâce à du Vim liquide, recommandé par un ami carrossier, l’entrepreneure de 31 ans a pu éliminer les traces du méfait en frottant durant une bonne heure. N’empêche, l’insulte inscrite sur son Acura TL SH 2010 passe difficilement.

«Je suis fière de ce que je fais. Je vends des vibrateurs, c’est écrit sur mon char, mais je ne suis pas une pute par exemple! Ça, je ne le serai jamais. Je ne le prends pas», lance Cindy Jackson avec des éclairs dans les yeux.

Vandalisme

Ce n’est pas la première fois que Cindy Jackson est victime de vandalisme. En novembre dernier, elle a même porté plainte auprès des policiers du Service de police de Sherbrooke lorsque son garagiste lui a appris qu’une personne malintentionnée s’en était prise aux freins de son véhicule.

«Ils ont dévissé ma hose à brake et mon garagiste m’a dit que je ne devais pas prendre cela à la légère! Je suis chanceuse parce que les lumières dans mon auto m’avaient prévenue qu’il y avait un problème. J’étais tout de suite allée au garage», dit-elle.

Aucun suspect

L’entrepreneure qui habite dans le secteur du cégep de Sherbrooke est bien consciente que la vente d’accessoires érotiques demeure un sujet délicat. Toutefois, elle affirme que ces deux incidents coïncident avec le moment où elle a annoncé se lancer dans la production de films pornographiques en réalité virtuelle.

«J’ai l’impression que mon arrivée dans le milieu dérange. Je ne sais pas qui, mais ça dérange quelqu’un visiblement», ajoute-t-elle.

Cindy Jackson admet que les événements lui font peur, mais pas assez pour mettre un frein à ses projets. Elle compte toutefois prendre les mesures nécessaires pour assurer sa protection, notamment avec l’achat de caméras de surveillance.