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Malaise à Québec autour de Martine Ouellet

Les partis en désaccord avec la double rémunération

Martine Ouellet
Photo d'archives Simon Clark La députée de Vachon, Martine Ouellet, aimerait pouvoir siéger à l’Assemblée nationale tout en étant chef du Bloc québécois.

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L’intention annoncée par Martine Ouellet de siéger à Québec tout en étant chef du Bloc québécois à Ottawa dérange l’ensemble des partis politiques à l’Assemblée nationale, qui advenant sa victoire, seraient en désaccord avec sa double rémunération.

Même au Parti québécois, un allié naturel du Bloc québécois, le malaise est palpable.

«Personnellement, je privilégie l’hypothèse du non cumul. En regardant les avantages et les inconvénients, je crois qu’il serait préférable qu’elle ne siège pas à l’Assemblée nationale tout en étant chef du Bloc», a déclaré Jean-François Lisée.

Le chef péquiste croit qu’il serait possible, pour le Bloc québécois, de trouver une façon de rémunérer son chef. «Cela dit, c’est son choix et nous le respecterons», a dit M. Lisée.

Couillard s’en mêle

Philippe Couillard, qui a l’habitude de ne pas se mêler des courses à la chefferie des autres partis, ne s’est pas gêné pour reprocher à l’ex-famille politique de Mme Ouellet de ne pas s’indigner davantage.

«C’est très curieux. Si c’était nous qui faisions ça, je pense que j’entendrais le Parti québécois déchirer sa chemise, on l’entendrait même d’ici», a réagi le premier ministre en marge d'une annonce dans son comté.

En attendant

D'ici la conclusion de la course à la chefferie du Bloc québécois, le 22 avril prochain, le chef libéral, comme Québec solidaire, ne voient pas de problème à ce que Mme Ouellet continue de siéger à Québec d’ici la fin de la course, mais pas question de double rémunération.

«Cette double fonction à deux paliers [...] différents, pour nous, est problématique», a dit la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.

«C’est une tâche titanesque de relancer le Bloc québécois, a ajouté Amir Khadir. [...] Ça nous paraît irréconciliable, être chef du Bloc québécois et députée à temps plein à l’Assemblée nationale.»

«Si elle veut être chef du Bloc, qu'elle démissionne de l'Assemblée nationale», a lancé de son côté le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel.

- Avec Agence QMI et Joanie Doré, Le Journal de Québec édition Saguenay–Lac-Saint-Jean