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Le grand patron défend le projet

Michael Sabia réitère l’importance du Réseau électrique métropolitain (REM)

REM
Photo d'archives, courtoisie Sur cette image dévoilée il y a quelques mois, un plan de la future gare intermodale de l'autoroute 40 du Réseau électrique de Montréal (REM) de la CDPQ Infra, qui reliera le REM à la ligne Mascouche.

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Devant les nombreuses interrogations que suscite le projet de Réseau électrique métropolitain (REM), le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec a décidé d’aller lui-même sur la place publique pour défendre le dossier.

Dans une lettre ouverte publiée dans différents médias aujourd’hui, Michael Sabia souligne le dynamisme de Montréal, en donnant l’exemple d’entreprises comme Lightspeed, Hopper, Rodeo FX et Moment Factory, dont les réalisations font parler d’elles à travers la planète.

Michael Sabia 
PDG, Caisse de dépôt
Photo d'archives
Michael Sabia PDG, Caisse de dépôt

«Qu’il s’agisse de «Big Data» ou de nouveaux médias, d’intelligence artificielle ou de réalité virtuelle, Montréal jette les bases de son renouveau grâce à une nouvelle génération d’entrepreneurs et de chercheurs qui pensent et travaillent autrement, soutient M. Sabia dans son message, ajoutant que «penser autrement, c’est ce que nous essayons de faire au quotidien à la Caisse».

«Autrement» mené

Dans sa lettre, il parle de l’importance de ce projet de train pour la région de Montréal et détaille un à un les avantages du projet de CDPQ Infra, la filiale de la Caisse responsable du dossier. Mais, il insiste sur la façon dont le projet est «autrement» mené.

«Nous avons organisé 12 soirées portes ouvertes, rencontré plus de 3 000 citoyens et discuté avec des centaines d’élus municipaux, d’administrateurs et de groupes de citoyens. De nombreuses améliorations découlent de ces échanges», écrit-il.

«Cette façon de travailler sans que tout ne soit prédéfini à l’avance est courante ailleurs dans le monde. C’est un moyen efficace de perfectionner un projet en continu, tout en s’assurant qu’il réponde aux attentes. Mais ce travail par itération, qui est le propre de la nouvelle économie, se démarque des pratiques établies.»

Impact positif

Selon lui, cette approche a aussi un impact positif sur les soumissionnaires qui se retrouvent encouragés à proposer «leurs solutions et technologies les plus innovatrices».

Par ailleurs, il reconnaît qu’il est normal qu’un projet de cette importance et de cette envergure soit scruté à la loupe et fasse l’objet de discussions. «La Caisse a le souci constant de trouver des solutions et de s’améliorer dans la façon par laquelle elle répond à ces questions légitimes.»

Plus spécifiquement, concernant le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), plutôt défavorable au projet, il écrit que la Caisse travaille actuellement avec le ministère de l’Environnement sur les suites à lui donner.