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Les investissements étrangers en baisse de 25 % au Québec

La concurrence et les nouvelles mesures de Trump ont une influence

Selon le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, le Québec souffre encore de ses positions controversées à l’égard des secteurs des hydrocarbures et des mines (photo). Les investissements miniers sont en diminution au Québec.
Photo d’archives, Didier Debusschère Selon le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, le Québec souffre encore de ses positions controversées à l’égard des secteurs des hydrocarbures et des mines (photo). Les investissements miniers sont en diminution au Québec.

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Les investisseurs étrangers boudent-ils le Québec? La valeur des projets financés par des intérêts étrangers a fondu de 25 % au cours des dernières années dans la province, a constaté Le Journal.

Après avoir atteint un sommet de 8 milliards $ en 2012, les investissements étrangers ont chuté à 5,8 milliards $ en 2014, selon des données compilées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Bon an mal an, le Québec attire deux fois moins d’investissements étrangers qu’en Ontario.

«On est inquiet de voir les investissements étrangers en baisse alors que le dollar canadien demeure pourtant très alléchant. On ne voit pas de reprise», souligne l’économiste du Conference Board, Pedro Antures.

Ce dernier constate que plusieurs investisseurs étrangers préfèrent attendre les nouvelles mesures mises de l’avant par l’administration Trump.

«Il y a davantage de concurrence que par le passé. On le sent sur le terrain. Il faut être présent et actif partout sur la planète», soutient la porte-parole d’Investissement Québec, Chantal Corbeil.

Positions controversées

Le président du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Yves-Thomas Dorval, est d’avis que le Québec souffre encore de ses positions controversées à l’égard des secteurs des hydrocarbures et des mines. «Il y a eu beaucoup d’incertitude. Cela n’a pas aidé», souligne-t-il.

Les secteurs des hydrocarbures et des mines représentent plus de 20 % des nouveaux investissements étrangers au pays, selon le Conference Board.

«On observe au Québec une diminution des investissements miniers assez importante depuis 2013», précise l’économiste au Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.

«Les nouveaux investissements se font dans le secteur des services. Par le passé, on venait ici pour investir dans le secteur manufacturier», observe pour sa part l’économiste Pierre-Emmanuel Paradis de la firme AppÉco.

Trop d’organisations ?

Cette baisse des investissements étrangers arrive alors qu’il n’y a jamais eu autant d’organisations au Québec visant à attirer des investisseurs étrangers.

Le Québec compte plus d’une vingtaine d’organisations vouées à la prospection à l’international.

Au moment où le grand Toronto vient de se doter d’une nouvelle organisation (Toronto Global) de 19,5 millions $, le Québec multiplie les organismes. Prochainement, la Maison des régions verra le jour à Montréal.

«Ce n’est de savoir s’il y a trop d’organisations, mais de savoir si tout le monde se parle et travaille ensemble de façon coordonnée», a rappelé le président du CPQ.

Des organisations à l’international

Montréal International

Budget annuel :

  • 9,3 millions $
  • 60 employés

Québec International

Budget annuel :

  • 8,5 millions $
  • 35 employés

Finance Montréal

Budget annuel :

  • 3,7 millions $
  • 15 employés