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Justin Trudeau rencontrera le président lundi prochain

Le premier ministre devra être «souple» et «ferme» pour ce premier tête-à-tête

Le Premier ministre Justin Trudeau
PHOTO AGENCE QMI, Matthew Usherwood Le Premier ministre Justin Trudeau

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OTTAWA | Justin Trudeau devra se montrer «ferme», mais «souple» pour traverser le champ de mines diplomatiques que représente son tout premier tête-à-tête avec le président américain Donald Trump, selon deux anciens ambassadeurs canadiens.

La première rencontre tant attendue entre les deux chefs d’État aura lieu lundi prochain, a confirmé le bureau du premier ministre, jeudi.

Dans un bref communiqué, on indique que MM. Trudeau et Trump «se réjouissent à la perspective d’échanger sur la relation unique entre le Canada et les États-Unis».

Il n’en demeure pas moins que les points de divergence entre les deux hommes sont nombreux, de l’immigration au commerce international en passant par la lutte contre le changement climatique. «Il y aura des frictions, c’est évident», croit l’ancien ambassadeur canadien en Indonésie et en Égypte, Ferry de Kerckhove, en évoquant la personnalité imprévisible de Donald Trump.

Premières minutes « cruciales »

L’ancien ambassadeur du Canada à Washington Raymond Chrétien soutient pour sa part que les premières minutes du tête-à-tête seront «cruciales».

Le «principal objectif» de M. Trudeau sera alors d’«établir un bon climat» entre son équipe et celle du président Trump.

«Les deux hommes vont se jauger et s’étudier, soutient l’associé et conseiller stratégique chez Fasken Martineau. S’il y a un bon rapport personnel qui s’installe, tout va être plus facile dans les mois et les années à venir.»

Les deux experts estiment que Justin Trudeau a les qualités interpersonnelles nécessaires pour s’adapter à la personnalité abrasive du président Trump.

M. de Kerckhove croit d’ailleurs que le premier ministre Trudeau doit aborder sa rencontre avec le nouveau locataire de la Maison-Blanche «avec une certaine sérénité, parce que les Américains sont parfaitement conscients de l’importance de la relation» entre les deux pays.

Après avoir fait connaissance, MM. Trudeau et Trump risquent de vouloir passer en revue les grandes questions internationales pour ensuite s’attaquer aux sujets plus litigieux, estime M. Chrétien.

l’ALÉNA au menu

Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis monopoliseront à coup sûr les discussions entre les deux leaders.

Donald Trump a promis de déchirer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) s’il n’est pas renégocié à son goût, alors que Justin Trudeau est un fervent partisan du libre-échange.

Dans ce contexte, le chef libéral devra se montrer «accommodant, mais ferme», dit M. Chrétien.