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Michel Therrien fasciné

«Des rencontres avec les joueurs, ça se fait tous les jours»

Michel Therrien
Photo BEN PELOSSE Michel Therrien

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GLENDALE | Michel Therrien était déjà au courant des réalités du marché montréalais lorsqu’il a accepté le poste d’entraîneur-chef du Canadien pour la deuxième fois de sa carrière. Ce qui ne l’empêche pas d’être encore stupéfié par l’ampleur que prennent les moindres faits et gestes des membres de son équipe.

La rencontre entre Marc Bergevin, Carey Price, Max Pacioretty et Shea Weber dans le lobby de l’hôtel où réside le Tricolore à Glendale, a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières heures.

Pourtant, l’entraîneur du Canadien soutient qu’il n’y a pas de quoi en faire tout un plat.

«C’est fascinant la façon dont on peut interpréter les petits détails. Des réunions, des rencontres avec les joueurs, ça se fait tous les jours. Ce sont des choses courantes», a-t-il soutenu au terme de l’entraînement matinal de l’équipe.

«Ça me fascine encore plus de voir comment on approche cette réalité lorsqu’une équipe traverse certaines difficultés. Tu ne peux pas toujours rencontrer des gars dans ton bureau ou dans le vestiaire, a-t-il ajouté. Souvent, les meilleures conversations qu’on a surviennent dans un environnement différent.»

Mis au fait de l’importance qu’a prise la situation à Montréal, Pacioretty a préféré en rire.

«Il faut être complètement à côté de la track pour y lire le moindre élément significatif, a martelé le capitaine du Canadien. Je parle à Berge tous les jours. Hier, la seule différence, c’est que nous étions en congé, alors la rencontre a eu lieu à l’hôtel.»

Galchenyuk en grande discussion

Après le lobby de l’hôtel mercredi, c’est la patinoire du Gila River Arena qui fut le théâtre d’un long entretien entre, cette fois, Kirk Muller et Alex Galchenyuk, jeudi midi.

«Nous avons discuté de plusieurs points relatifs au hockey», s’est contenté de dire Galchenyuk, dont la gestuelle au cours du dialogue donnait l’impression d’un certain mécontentement.

«Kirk a joué dans cette ligue tellement longtemps. C’est bien d’entendre ce qu’il a à dire. C’est un bon homme à avoir dans son coin», a-t-il ajouté.

Encore une fois, Therrien s’est empressé de désamorcer la bombe.

«On rencontre Alex souvent depuis son retour. On lui explique que l’on comprend la position dans laquelle il se trouve, a-t-il expliqué. Ce n’est pas facile de revenir d’une blessure comme celle qu’il a eue. Il travaille très fort pour retrouver le rythme qu’il avait en début de saison. On sait que ça va venir.»

Desharnais sur la sellette

Si l’entraîneur garde la foi en Galchenyuk, il semble la perdre un peu plus chaque jour dans le cas de Desharnais.

Face aux Coyotes, l’attaquant fut laissé de côté pour la deuxième fois en quatre rencontres.

«On l’a placé dans différents rôles pour voir de quelle façon il allait réagir. On l’a mis à l’aile, au centre sur les trois premiers trios. On l’a mis sur un quatrième trio, a énuméré Therrien. Ça

n’a pas été concluant comme je l’aurais espéré. Mais il fallait lui donner ces options-là avant (de le rayer de la formation).»

De retour au jeu depuis le 31 janvier, Desharnais avait raté 24 rencontres en raison d’une blessure à un genou.