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Sarah Palin ambassadrice au Canada?

L'opposition s'inquiète à Ottawa

Sarah Palin
REUTERS

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La rumeur à l’effet que l’ex-gouverneure de l’Alaska, Sarah Palin, deviendrait la prochaine ambassadrice des États-Unis au Canada inquiète les partis d’opposition à Ottawa qui la qualifient d’«explosive» et d’«imprévisible».

La Maison-Blanche n’a d’ailleurs pas jugé bon de démentir les dires selon lesquels la politicienne républicaine, qui s’était présentée à la vice-présidence des États-Unis en 2008 aux côtés de John McCain, serait envoyée à Ottawa par l’administration de Donald Trump.

Mme Palin s’est notamment fait connaître pour sa fameuse déclaration :«Je peux voir la Russie de ma fenêtre», qui avait fait le tour de la planète et lui avait valu bien des moqueries.

«Quand on est nommé ambassadeur, je crois qu’il faut avoir la capacité de travailler avec les gens toutes allégeances politiques. Je ne sais pas forcément si c’est quelque chose que Mme Palin est en mesure de faire, compte tenu de sa personnalité plutôt explosive, mais je pense qu’il faut attendre voir, car spéculer ce n’est jamais trop prudent en politique», a lancé le député du NPD, Matthew Dubé.

C’est aussi l’avis du chef par intérim du Bloc québécois, Rhéal Fortin.

«Que le président Trump envisage de nommer l'une des républicaines les plus influentes au poste d'ambassadrice des États-Unis au Canada témoigne de l'importance des relations entre les deux pays», a-t-il indiqué.

«Mais ce qui est inquiétant avec la possible nomination de Sarah Palin, c'est qu'elle est aussi imprévisible que le président Trump. Si le passé est garant de l'avenir, ça pourrait mal se dérouler pour les relations entre le Canada et les États-Unis», a-t-il ajouté.

Le député conservateur Gérard Deltell s’est pour sa part montré plus diplomatique dans ses propos. «Si le président américain estime qu’elle fera une bonne ambassadrice des États-Unis au Canada, nous allons travailler avec elle de façon positive et constructive», a-t-il déclaré.

Le bureau de la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland n’a pour sa part pas voulu commenter une nouvelle «hypothétique».

Celle qui s’était rangée derrière Donald Trump lors de la course à l’investiture républicaine gagne aujourd’hui sa vie, notamment, en apparaissant régulièrement à la télévision et en prononçant des conférences, ce qui lui aurait valu jusqu'à 12 millions $ selon le journal Ottawa Citizen.

Interrogé sur ces rumeurs mercredi, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, n’a pas répondu directement. «Nous n’avons pas de nouvelles nominations d’ambassadeurs ou d’annonces sur ce front. Je suis certain que nous en aurons bientôt», s’est borné à répondre M. Spicer.

Le successeur de Bruce Heyman, qui a quitté Ottawa peu avant l’investiture du président Trump en janvier, risque toutefois de ne pas arriver de sitôt au Canada. Le sénat avait mis six mois à confirmer la nomination de M. Heyman en 2014, a souligné le Ottawa Citizen.

-Avec la collaboration de l’Agence QMI