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«Stevenson n’est pas un vrai champion» - Chad Dawson

De passage à Montréal, Chad Dawson fustige celui qui l’a détrôné en 2013

De passage à Montréal pour donner un coup de pouce à Eleider
Alvarez, Chad Dawson a écorché Adonis Stevenson au passage.
Photo Chantal Poirier De passage à Montréal pour donner un coup de pouce à Eleider Alvarez, Chad Dawson a écorché Adonis Stevenson au passage.

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Même si Adonis Stevenson l’a vaincu de façon décisive en 2013, Chad Dawson n’est pas impressionné par le règne de ce dernier à titre de champion du monde du WBC des mi-lourds.

De passage à Montréal, l’Américain de 34 ans (34-4, 19 K.-O.) n’a pas mâché ses mots envers le monarque québécois.

«Stevenson n’est pas un vrai champion du monde. Il a seulement battu des boxeurs de catégorie B depuis qu’il a obtenu son titre, a déclaré Dawson lors d’une entrevue exclusive avec le Journal de Montréal mardi après-midi. Quand je possédais sa ceinture, j’avais affronté tous les pugilistes de pointe à l’époque (Antonio Tarver, Bernard Hopkins et Glen Johnson chacun à deux reprises).

«Je n’ai jamais pris de combats faciles. C’est ce qu’un champion doit faire. Ce n’est pas le cas de Stevenson depuis qu’il m’a battu.»

Difficile à suivre

Il admet qu’il a de la difficulté à suivre les actions du Québécois d’origine haïtienne.

«Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête pour accepter tout cela. Par contre, je crois que le WBC a aussi une partie du blâme dans cette histoire, a ajouté Dawson. Cet organisme de sanction aurait dû lui forcer la main pour qu’il affronte ses aspirants obligatoires dans des délais raisonnables.

«Stevenson aurait pu affronter (Sergey) Kovalev, mais on sait que ce duel n’aura jamais lieu. Ce sera la même chose pour (Andre) Ward.»

Une invitation à Pascal

Même si Stevenson l’a envoyé au pays des rêves, Dawson estime que Jean Pascal a été un adversaire plus coriace.

«Ce fut très difficile sur le plan technique et il m’avait surpris avec sa vitesse dès le départ, a-t-il laissé tomber au sujet de leur duel de 2010. Je ne le connaissais pas beaucoup et j’ai eu besoin de quelques rounds pour trouver mon rythme.

«Puis, il y a eu le coup de tête qui a mis fin au combat. J’étais déçu, car je savais que j’étais en train de gagner le combat.»

Il ne détesterait pas remettre les gants avec Pascal pour enfin obtenir sa revanche plus de six ans plus tard.

«J’accepterais. J’attends cette journée depuis très longtemps. Ça serait une excellente nouvelle pour la boxe.»

Depuis sa séparation avec InterBox, Pascal n’a toujours pas annoncé la date et le lieu de son prochain combat. Dawson serait un défi intéressant pour lui.

Un coup de main à Alvarez

Dawson est à Montréal afin d’aider Eleider Alvarez dans sa préparation pour son duel contre Lucian Bute, le 24 février.

«Il est très fort physiquement, il possède un excellent jab, a souligné le gaucher. Eleider est toujours au bon endroit dans le ring et il ne commet pas beaucoup d’erreurs.»

Pour sa part, il peut se préparer pour son duel du 4 mars contre le Polonais Andrzej Fonfara.

«De venir ici, ça me permet d’avoir de bons partenaires d’entraînement et de pouvoir travailler avec Alvarez qui fait partie de l’élite des 175 lb.

«Ça me permet aussi d’avoir une bonne indication afin de savoir où j’en suis rendu dans ma préparation, car je crois qu’Alvarez est nettement supérieur à Fonfara.»