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À 49 ans, Marie-Claude doit épargner davantage

À 49 ans, Marie-Claude doit épargner davantage
Illustration fotolia

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Designer d'intérieur à son compte, Marie-Claude a 49 ans, et elle est mère de trois ados âgés de 16 à 18 ans, dont elle a la garde depuis son divorce.

De nouveau en couple depuis trois ans, Marie-Claude vient d’acheter une maison à Québec avec son conjoint de fait, où ils vivent avec leurs quatre enfants (dont la fille de son compagnon, âgée de 20 ans).

L'achat a été financé au prorata de leurs revenus respectifs, soit 40 % pour Marie-Claude et 60 % pour son conjoint. Le couple a une dette hypothécaire de 422 400 $ pour une maison qui en a coûté 528 000 $. Très disciplinés, les deux tiennent des inventaires très serrés de leurs biens respectifs, et leurs dépenses communes sont aussi divisées au prorata.

«Il faut féliciter Marie-Claude et son conjoint pour la planification intelligente de leurs finances dans un contexte de famille recomposée. J’ai rarement vu ça!» dit Éric Lebel, associé chez Raymond Chabot Grant Thornton. «Tout est bien calculé, analysé, c’est extraordinaire, ce qu’ils ont fait. Ça demande beaucoup de courage de parler d’argent et de diviser les dépenses de façon aussi exemplaire.»

Les deux avaient connu des divorces difficiles. Marie-Claude a dû s’endetter pour passer au travers. Elle a toutefois réussi à liquider ses dettes en décembre 2015. Mais elle en a de nouvelles... et elle a peu épargné.

Rembourser au plus vite ses dettes de crédit

«Marie-Claude doit rembourser au plus vite ses dettes de crédit pour pouvoir, par la suite, cotiser davantage à son REER et se donner ainsi les moyens de prendre sa retraite dans de bonnes conditions», dit Éric Lebel.

À 49 ans, un REER de 58 000 $, c'est peu, dit-il, surtout que Marie-Claude n’a aucun fonds de pension d’un employeur. «Si elle se débarrasse de ses dettes dans les quatre prochaines années, en payant 610 $ par mois, elle pourra alors cotiser pour au moins 500 $ par mois à son REER. Cela lui permettra d'envisager une retraite modeste, mais convenable.»

Marie-Claude peut difficilement couper dans des postes budgétaires pour économiser davantage, souligne Éric Lebel. «Elle ne fait pas de folie nulle part. La famille n’a pas de lousse, comme bien des familles de la classe moyenne.»

Éric Lebel lui suggère aussi de continuer d'utiliser sa carte de crédit pour accumuler des récompenses qui lui permettront de voyager moins cher, «à condition bien sûr, de payer intégralement son solde chaque mois.»

Aller marcher quelques minutes... avant d’acheter !

Marie-Claude a confié à Éric Lebel qu’elle avait tendance à faire des achats impulsifs – surtout des vêtements. «J'ai un bon truc pour elle: aller marcher une dizaine de minutes avant de prendre sa décision, ou encore de réfléchir au nombre d'heures de travail qu'il lui faudra pour payer son achat. Souvent, c'est suffisant pour revenir sur terre!»

Comme Marie-Claude est à son compte, Éric Lebel lui recommande de prendre soin d'elle – faire du sport, bien manger, se dorloter – pour demeurer en santé. «Car elle va devoir travailler longtemps! Elle ne pourra pas accumuler beaucoup d'argent pour sa retraite. Elle m’a dit: “Ça ne me dérange pas, car j’aime beaucoup mon travail”.» Heureusement.

 

Sa situation financière

  • Revenu mensuel total: 5439 $ (incluant une pension alimentaire de 1500 $)
  • Dépenses mensuelles totales: 4517 $, soit logement et frais connexes (1456 $), dépenses personnelles (1306 $), frais d'alimentation (850 $) et frais de transport (905 $)
  • Actifs: 100 240 $, soit REER (58 000 $), et part dans l'équité de la maison (42 240 $)
  • Dettes: 27 266 $, soit marge de crédit conjointe (13 600 $), marge de crédit personnelle (9666 $) et impôt 2016 à payer (4000 $)