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Chantiers routiers: pour une meilleure protection des travailleurs

Chantiers routiers
Photo d'archives

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MONTRÉAL - En raison des risques considérables que ses travailleurs courent quotidiennement sur les nombreux chantiers routiers, l’Association des travailleurs de la signalisation routière du Québec (ATRSQ) réclame une campagne de sensibilisation auprès des automobilistes ainsi que des peines plus sévères à l’endroit des conducteurs qui ne respectent pas les règles.

«Au Québec, quand un automobiliste frappe un signaleur, c’est 133 $ et trois points d’inaptitude. C’est comme s’il frappait un arrêt-stop au coin de la rue. Ma vie vaut 133 piasses selon le code routier», a indiqué vendredi le président de l’ATRSQ, Jean-François Dionne, en marge d’une rencontre avec Christine Harvey, conseillère politique au ministère des Transports.

«Il faut qu’il y ait des changements. Ce sont des humains qui sont sur les chantiers. On est tous le parent, le frère ou la sœur de quelqu’un. Il faut punir davantage ceux qui ne respectent pas les règles», a-t-il ajouté.

M. Dionne veut que son association soit représentée à la table de consultation mise sur pied dans le cadre de la réforme du Code de la sécurité routière. Il souhaite ainsi contribuer à la réflexion menée par la SAAQ et proposer des mesures qui amélioreraient la protection des signaleurs et des installateurs de chantier.

«La loi du corridor routier n’est pas respectée envers les installateurs de chantiers. C’est pourquoi on voudrait que la SAAQ fasse une campagne de sensibilisation. Les gens ne sont pas assez au courant des dangers qu’on court. Ils doivent ralentir à l’approche des chantiers», a-t-il indiqué.

Le renforcement de la sécurité sur les chantiers est aussi important selon M. Dionne. «Ça nous prend davantage de présence policière et de radars photo pour faire ralentir les gens. Les radars photo font baisser la vitesse des automobilistes de 50 % sur les chantiers. Quand il n’y en a pas, les gens se foutent de la limite de vitesse.»

Huit radars photo sont utilisés pour surveiller les chantiers montréalais et environ 150 chantiers bénéficient de protection policière.