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Il simule un cancer et fraude son patron

L’homme a aussi soutiré de l’argent à un organisme

En octobre 2015, Jean-François Brisson avait été formellement accusé de fraude.
Capture d'écran, TVA Nouvelles En octobre 2015, Jean-François Brisson avait été formellement accusé de fraude.

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SHERBROOKE | Un homme a simulé qu’il souffrait d’un cancer du cerveau pour soutirer de l’argent à son employeur et à un organisme à but non lucratif. Il a tout dépensé pour avoir l’air d’un homme d’affaires prospère.

Jean-François Brisson, 35 ans, ne regardait pas à la dépense pour avoir l’air riche en 2013 et 2014. Or, l’argent provenait d’une fraude orchestrée contre son employeur et d’un organisme dédié aux enfants.

Brisson a plaidé coupable vendredi matin à une fraude de plus de 70 000 $. Il a été condamné à 13 mois de prison.

Le fraudeur souffrait à cette époque de dépression, mais ne voulait pas le dire à son employeur. Pour avoir droit aux avantages sociaux pendant son arrêt de travail, il a plutôt prétendu être atteint d’un cancer du cerveau.

Il n’hésitait pas à expédier des messages à ses collègues afin de les convaincre qu’il souffrait réellement d’une grave maladie.

Attristée devant sa condition, la compagnie de gestion immobilière Cogir où il travaillait lui a offert 15 000 $ en argent. La compagnie lui a aussi donné 5000 $ en avantages sociaux.

«Il souffrait de dépression et de trouble de la personnalité, mais il n’assumait pas ses problèmes de santé mentale, donc il a fait croire qu’il était atteint d’un mal plus socialement accepté, le cancer», a expliqué son avocate, Me Laurence Bélanger.

Jean-François Brisson a non seulement menti à ses collègues, mais aussi à ses proches qui le croyaient également très malade.

54 000 $ aux enfants

En plus de frauder son employeur avec un faux cancer, Brisson a aussi soutiré 54 000 $ au Club nautique de Sherbrooke.

Il était responsable de gérer les finances et déposait de l’argent dans son compte plutôt que dans celui de l’organisme.

Cette fraude a encore de grandes conséquences pour le club.

«Maintenant, on quête de l’argent partout pour sauver notre organisme. Les 54 000 $, c’est juste ce qu’on a été capable de prouver!» s’est exclamé le président du club nautique de Sherbrooke, Nicolas Lemay, qui croit que le montant subtilisé est plus important.

Le plus pénible a été le sentiment de trahison ressenti par les victimes, a expliqué M. Lemay.

Son geste a aussi privé des enfants d’équipements neufs, comme des vestes de flottaison, des rames et des kayaks. Le manque d’argent a également empêché les jeunes de participer à plusieurs compétitions.

Détenu depuis novembre 2016 pour avoir volé du vin et du fromage dans une épicerie, Jean-François Brisson a aussi plaidé coupable d’avoir illégalement encaissé des chèques appartenant à une amie qui l’hébergeait.