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Martine Ouellet accusée par les libéraux de détourner les fonds de l'Assemblée nationale

La députée et candidate à la chefferie du Bloc Québécois, Martine Ouellet
Photo Simon Clark La députée et candidate à la chefferie du Bloc Québécois, Martine Ouellet

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Le gouvernement Couillard accuse Martine Ouellet d'utiliser les fonds de l'Assemblée nationale pour promouvoir sa candidature à la chefferie du Bloc.

La désormais députée indépendante de Vachon a frappé un mur à sa première question mardi au Salon bleu. Elle a demandé au gouvernement d'intervenir auprès de Justin Trudeau afin que l'industrie du bois d'œuvre soit couverte par l'ALENA, une entente que le président américain Donald Trump veut renégocier.  

Mais le leader parlementaire libéral l'attendait de pied ferme. Le ministre Jean-Marc Fournier a refusé de répondre à une question destinée à Ottawa pour ne pas légitimer la position «bicéphale» de la prétendante au trône bloquiste. «Peut-être que nous pourrions acheminer la question à la présidence de la Chambre des communes et la partager avec les gens qui sont là-bas», a-t-il lancé à sa vis-à-vis, visiblement choquée.

Il lui a suggéré de se porter candidate dans la circonscription fédérale de Saint-Laurent, laissée vacante par le départ de l'ex-ministre libéral Stéphane Dion, si elle souhaite s'adresser directement aux politiciens fédéraux.

«C'est une première au Québec que les fonds de l'Assemblée nationale sont dévolus à financer une charge fédérale!», a renchéri Jean-Marc Fournier.

Ouellet réplique

Martine Ouellet estime qu'elle a le droit, comme tous les autres députés de l'Assemblée nationale, de talonner le gouvernement sur des dossiers «qui intéressent le Québec».

«Malheureusement, le gouvernement libéral ne veut pas répondre, ne veut pas faire d'enjeu avec le gouvernement fédéral, avec le gouvernement de Justin Trudeau, parce que dès qu'il demande quelque chose, c'est refusé!», a pesté l'ex-élue péquiste.