/news/society
Navigation

45 ingénieurs de Roche mis à l’amende par l’Ordre

Ils ont servi de prête-noms pour des dons politiques

Coup d'oeil sur cet article

Quarante-cinq employés et ex-employés de la firme de génie-conseil Roche ont accepté de payer des amendes à leur ordre professionnel pour avoir servi de prête-noms dans le cadre de dons politiques.

Selon l’Ordre des ingénieurs (OIQ), les employés et ex-employés de la firme Roche et ses filiales avaient reçu un remboursement de leur employeur afin de compenser une contribution politique effectuée entre 1998 et 2010.

Ces conciliations, dont le montant exact ne peut être divulgué, mènent à 214 le nombre de dossiers du genre réglés devant l’Ordre des ingénieurs (OIQ), a annoncé le Bureau du syndic hier.

D’autres enquêtes du genre sont d’ailleurs toujours actives et devraient faire l’objet de règlements dans les prochains mois, a confirmé l’OIQ hier, sans pouvoir préciser combien.

1000 $ minimum

Au printemps dernier, l’UPAC a déposé 20 chefs d’accusation contre Roche Groupe-Conseil dans des affaires présumées de fraude fiscale survenues entre 2006 et 2011. À cela s’ajoute l’arrestation de plusieurs ex-dirigeants de la firme par l’UPAC, dont l’ex-PDG et l’ex-V.-P.

Les modalités de la conciliation sont confidentielles, mais l’amende minimale pour ce type d’infraction est de 1000 $ et augmente selon le nombre de dons politiques illégaux, selon l’OIQ.

De plus, l’infraction va dans les dossiers des ingénieurs au cas où il y aurait d’autres enquêtes à leur sujet à l’avenir.

La confidentialité de l’entente fait qu’il est toutefois impossible de savoir qui sont les ingénieurs qui ont accepté de payer une amende et à quel parti ils ont fait des dons.

Novembre 2016

En novembre 2016, 37 ingénieurs du Groupe SM avaient été mis à l’amende. Plus tôt dans l’année, 107 employés de SNC et 25 de chez Axor ont aussi effectué des remboursements.

Dans ses enquêtes, le Bureau du syndic a constaté que ni la compétence professionnelle ni la diligence des ingénieurs concernés n’étaient en cause, a indiqué l’OIQ dans son communiqué. Toutefois, la participation de ces ingénieurs à une démarche de financement des partis politiques impliquant une contribution de leur employeur constitue, selon le Bureau du syndic, une atteinte à l’honneur et à la dignité de la profession.

– Avec la collaboration de Christopher Nardi