/news/politics
Navigation

L’accord Canada-UE adopté malgré une vive opposition

Accès à un marché de 500 millions de consommateurs potentiels

Une délégation québécoise se trouvait à Strasbourg, mercredi, pour le vote du Parlement européen. Sur la photo, Jean Charest, ex-premier ministre du Québec, François-Philippe Champagne, ministre fédéral du Commerce international, Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales, et Pierre Marc Johnson, négociateur en chef du Québec.
Photo tirée du compte Twitter de la ministre Christine St-Pierre Une délégation québécoise se trouvait à Strasbourg, mercredi, pour le vote du Parlement européen. Sur la photo, Jean Charest, ex-premier ministre du Québec, François-Philippe Champagne, ministre fédéral du Commerce international, Christine St-Pierre, ministre des Relations internationales, et Pierre Marc Johnson, négociateur en chef du Québec.

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA | Le Parlement européen a tenu en haleine les négociateurs québécois du traité de libre-échange Canada-Union européenne jusqu’à la toute dernière minute, mercredi, avant de l’adopter malgré une virulente opposition.

Après plus de sept ans de négociations, les députés européens réunis à Strasbourg ont été 408 à se prononcer en sa faveur, 254 à voter contre et 33 à s'abstenir.

L’entente provisoire devrait ainsi entrer à 95 % en vigueur à compter d’avril ou mai prochain, ce qui lèvera entre autres immédiatement 98 % des droits de douane entre les deux partenaires et donnera accès aux exportateurs canadiens à un marché de 500 millions de consommateurs potentiels.

L’instigateur du projet au Québec, Jean Charest, et le négociateur pour la province, Pierre Marc Johnson, ont dû braver un barrage de manifestants avant d’accéder au parlement à Strasbourg, mercredi, où ils étaient pour assister au vote en direct.

« Ambiance fébrile »

«L’ambiance était vraiment fébrile lorsque nous sommes arrivés», a lancé M. Charest en entrevue téléphonique. L’ex-premier ministre québécois s’est dit «étonné» par la teneur du débat entre parlementaires qui n’hésitent pas à se traiter de «menteurs» et à s’attaquer personnellement.

«Les parlementaires québécois n’ont pas à rougir de la façon dont on conduit les débats. C’était virulent», s’est-il exclamé.

Si l’accord a été adopté par une majorité importante, M. Charest affirme qu’un véritable «branle-bas de combat» du côté de la délégation québécoise a eu lieu pour tenter de renverser une consigne que les républicains français avaient eue de s’opposer à l’accord, notamment en raison d’un point portant sur l’exportation du bœuf canadien.

«Alors hier (mardi) on a été au téléphone une bonne partie de la journée pour parler à nos amis, à nos contacts, aux gens qu’on connaissait et ceux qui les influencent», a-t-il confié.