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Le contribuable à trois lettres...

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M’attendant au pire, j’ai attendu quelque temps avant de lire le dernier «Bilan de la fiscalité du Québec». J’appréhendais un choc. Ou du moins un mal de bloc.

J’ai eu droit aux deux à la rubrique «Poids de la fiscalité». En 2014, le Québec a été saigné de 140 milliards. Gouvernements, villes, commissions scolaires et sociétés d’État: toutes les bureaucraties se sont déchaînées. Et ce sera pire cette année.

J’ai levé les yeux vers la télé, où RDI donnait la parole à un revendicateur professionnel bronzé comme une barmaid.

Je suis passé à Classic Masters (sic) sur Illico pour lire ensuite que les Québécois sont bel et bien parmi les plus taxés sur Terre, derrière les Danois. Encore un peu d’État et on sera les champions!

Confiscation

Si vous avez toujours moins dans vos poches, ce n’est pas parce que vous êtes négligents ou que vous n’écoutez pas Pierre-Yves McSween. C’est à cause d’une confiscation systématique de vos revenus qui n’a rien à voir avec le capitalisme mondial.

Il n’est d’ailleurs pas difficile d’expliquer qu’on ait tant besoin de vos dollars. Par exemple, Le Journal nous apprenait en janvier que le budget des cégeps prévoit les petites douceurs.

Selon une préposée à la langue de bois, «les dépenses liées aux activités de la direction, notamment celles tenues à l’extérieur», sont gracieusement payées par les contribuables.

Ces «activités» incluent les repas pris dans les meilleurs restaurants. La hiérarchie aime refaire son petit monde en savourant un lapin au vin blanc. C’est le genre de choses que la classe moyenne ne comprendra jamais.

Tout cela tient dans ce soi-disant modè­le «progressiste»: le fisc réclame 27,40 $ à une dame de 86 ans pour redresser sa cotisation de 2014! C’est minutieux, ça monsieur!

Remarquez qu’il n’y a jamais eu d’abri fiscal pour les petites gens. Un REER n’est qu’un sursis profitable aux banques. En fin de compte, le moindre sou sera taxé au nom d’une solidarité parasitaire.

Le con... tribuable

Si le fisc est inapte dans les îles Vierges, il ne rate pas une occasion de lessiver les insulaires de Montréal, de Laval ou de Sorel.

Aux guichets de l’État, un contribuable n’est souvent que les trois premières lettres de son appellation. Il est le seul à ne pas le savoir.

On s’assure ainsi, et le plus facilement du monde, que le lapin servi aux bureaucrates sera payé par les vieilles dames fiscalisées...

Libre à vous de croire ce que répètent les bronzés de la gauche et les voix de la compassion louées au tarif de l’Union des artistes. Vous n’en aurez jamais pour votre argent...

Notre régime politique fait une grande place au bavardage, mais ne vise que l’accaparement du bien d’autrui. La curée fiscale d’ici est unique en Amérique.

Le dernier «Bilan de la fiscalité québécoise» n’a donc pas donné lieu au moindre débat politique. Ça en dit long sur l’intimité des complices.

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