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Streaming: les musiciens se regroupent

Streaming: les musiciens se regroupent
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Quelques mois après les producteurs, c’est au tour des musiciens de lancer un cri d’alarme à propos des problèmes de redevances pour l’écoute en continu (streaming).

D’après l’initiative de David Bussières, du groupe Alfa Rococo, le Regroupement des artisans de la musique (RAM) a été mis sur pied. Le regroupement est appuyé par l’Union des Artistes (UDA), la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ) et la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ)

Mardi, David Bussières et Florence K, les porte-parole du RAM, ont rencontré les médias pour parler de la situation.

«On a créé le RAM parce qu’on est de grands mélomanes, a dit Florence K. On est dans une ère où la technologie a fait changer les choses et on veut être sûrs que les créateurs soient présents aux tables de discussion.»

Affirmant utiliser elle-même grandement les plateformes de streaming («je suis pour cette technologie, c’est un univers extraordinaire à avoir à portée de main en tant que musicienne»), Florence K a mentionné que la volonté du RAM était de faire en sorte que les créateurs de musique soient rémunérés à leur juste valeur.

«Avec les forfaits pour l’internet et le mobile, les gens paient indirectement très cher pour avoir accès à la musique, a indiqué David Bussières. L’écoute de musique en ligne génère beaucoup d’argent. Malheureusement, cet argent ne revient pas dans l’écosystème musical. Cela cause un impact majeur sur la vitalité des créateurs d’ici et, à plus long terme, sur la pérennité de la musique québécoise.»

Mettre de l’avant les artistes locaux

La montée du streaming a une incidence directe sur les ventes d’enregistrements audio. Selon une étude menée par l’Observateur des technologies médias (OTM), l’ensemble des albums vendus, sur support physique et numérique, a diminué de 24%, de 2015 à 2016. De son côté, en 2016, l’utilisation d’un service de musique en continu s’élevait à 29% chez les internautes canadiens de 18 ans et plus.

Parmi les nombreuses solutions proposées, le RAM souhaite améliorer la découvrabilité de la musique québécoise sur les plateformes des services de musique en ligne. En instaurant la géolocalisation, on pourrait ainsi mettre davantage de l’avant des artistes d’ici sur les pages d’accueil de services comme Spotify et Apple Music.

Le regroupement rencontrera bientôt un représentant de Patrimoine canadien afin de discuter de la problématique. «C’est la première fois que des artisans de la musique représenteront les artisans de la musique», fait remarquer David Bussières.

Un site web du RAM sera aussi mis en ligne cette semaine. Le public sera invité à démontrer son appui aux musiciens.