/news/politics
Navigation

Amir Khadir presse Ottawa de ne pas déporter

Amir Khadir
Photo Simon Clark, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, demande au ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, de réviser l’avis de déportation imposé à Roghayeh Azizi Mirmahaleh, une Iranienne arrivée au Québec en 2012.

En Iran, Mme Azizi était enseignante, son mari y a été exécuté et elle a aussi subi les foudres du régime pour ses positions militantes sur les droits des femmes et des enfants.

«Elle a subi la torture et trois ans d’emprisonnement. De peine et de misère elle a réussi à se faire oublier là-bas et grâce à sa fille, qui est venue étudier ici en physique, elle a pu entrer au pays», a raconté M. Khadir.

La fille de Mme Azizi a obtenu un doctorat à l’Université Concordia avant de poursuivre d’autres études en physique à McGill.

«Sa fille est ici depuis 2011. Elle a demandé de l’aide à des gens de la communauté iranienne qui l’ont référé à moi», a précisé Amir Khadir, convaincu que le cas de Mme Azizi doit être révisé.

L’ordre d’expulsion est daté du 28 février, soit mardi prochain. Considérant que l’Iran a durci le ton et resserré ses contrôles contre les personnes qui sont associées à l’opposition, le député de Québec solidaire est persuadé que la Montréalaise d’adoption risque gros en retournant en Iran.

«J’aimerais que Ralph Goodale entende et regarde ce dossier. Elle est menacée de détention et de torture», insiste Amir Khadir.

Il fait également le lien avec une autre Iranienne, qui vivait à Montréal, et qui a été fait prisonnière durant un voyage en Iran.

«On n’a qu’à penser à ce qui est arrivé à Homa Hoodfar, cette enseignante de McGill qui avait été emprisonnée plusieurs mois en Iran. Elle doit d’ailleurs écrire au ministre Goodale pour lui demander de revoir cette décision», a mentionné M. Khadir.

Mme Hoodfar avait été emprisonnée en juin 2016 à la prison Evin, à Téhéran. La professeure d’anthropologie à la retraite de l’Université Concordia menait des recherches historiques sur les femmes et l'islam.