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Péquistes, les jeunes du PQ?

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Le congrès du Comité national des jeunes du PQ qui s’est tenu à Victo­riaville annonce le Québec de demain.

Tout péquistes que soient ces jeunes, ils sont représentatifs de leur génération. Ils sont las des débats­­ sur l’identité et la ferveur des péquis­tes d’hier dans leur défense­­ du français est plus qu’atténuée­­ chez eux.

La proposition d’appliquer la loi 101 au niveau collégial, qui obligerait les immigrants à y étudier en français alors que beaucoup choisissent actuelle­ment l’anglais à la fin du secondaire, a suscité le seul vrai débat. Par manque de temps – quel hasard! –, la proposition a été rejetée. Jean-François Lisée a abandonné cette idée défen­due lorsque Pauline Marois était au pouvoir.

Nationalisme historique

Il semble clair, mais aussi inquiétant pour plusieurs, que la combativité de la jeunesse péquiste à défendre ce qui constitue les mamelles du natio­nalisme historique, à savoir la langue et l’identité, souffre désormais d’essoufflement, de lassitude.

Le PQ version jeune semble atteint du syndrome Couillard. En effet, ces jeunes militants croient majoritairement que les Québécois ne veulent plus de ces sempiternels débats qui nous divisent. Ils sont inclusifs, assu­rent-ils, ce qui explique sans doute qu’une jeune militante anglophone se soit adressée à l’Assemblée en anglais. «Les anglophones sont parmi vous, sont parmi nous et sont membres du PQ.» Elle a été ovationnée, d’où il faut peut-être conclure qu’une minorité d’anglophones au sein du PQ transformera le parti à moyen terme afin que, peut-être, la définition même du natio­nalisme soit revisitée.

Si les péquistes se mettent à croire que les Québécois «sont pu capables» d’entendre parler d’identité et qu’ils veulent plutôt se pencher sur les vraies affaires si chères au premier ministre, ils n’ont plus qu’à fusionner avec le PLQ. Ce sera là l’assurance absolue d’être au pouvoir­­ de façon permanente. Un bon deal, quoi!