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À 50 ans, il avait une «blonde» de 10 ans

Il a été condamné à quatre ans de pénitencier, mercredi

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SHAWINIGAN | Un homme de 50 ans a été condamné à quatre ans de pénitencier pour avoir abusé sexuellement d’une fillette de 10 ans qu’il considérait comme son amoureuse.

L’accusé, dont on ne peut dévoiler l’identité pour protéger celle de sa victime, a élevé l’enfant, même s’il n’était pas le père biologique. Il a reconnu avoir eu une relation sexuelle à trois avec l’enfant de dix ans et la mère de cette dernière, lors de l’été 2015.

Prise de remords, la maman de la fillette a enregistré une conversation qu’elle a eue avec lui, sans qu’il ne le sache. Elle s’est inculpée par le fait-même, a plaidé coupable à une accusation d’attouchements sexuels et a écopé de trois ans de pénitencier.

Sur l’enregistrement de la mère, on entend l’homme tenter de se justifier.

«C’est à cause des lois du gouvernement. Dans les années 1900, une fille de dix ans pouvait devenir une femme et aller avec un mari», a-t-il dit.

Il tente de rassurer la mère de l’enfant, qui est son ex. Après la séparation du couple, il avait continué de garder la fillette, même s’il n’est pas son père.

Dans l’enregistrement entendu en cour mercredi lors de sa sentence, on entend l’homme justifier ses actes en disant que l’enfant l’aimait et qu’il ne lui faisait pas de mal.

Il dit aussi avoir validé à plusieurs reprises avec la jeune fille si elle était consentante. Il dit avoir voulu ainsi s’assurer que la jeune fille ne regretterait pas. Lors de l’écoute de l’enregistrement au tribunal, l’homme s’est pris le visage dans les mains plus d’une fois.

Rappelons qu’au Canada, l’âge du consentement sexuel est de 16 ans.

À l’ombre

«La seule affaire que je peux dire, c’est que je regrette sincèrement ce qui est arrivé. À tous les jours, j’y pense», a dit l’accusé, avant de recevoir sa peine pour attouchement sexuel.

Le juge Guy Lambert a qualifié de «gestes odieux», ce qui s’est passé à l’endroit de la fillette.

«C’est lui qui considère une enfant de dix ans comme sa blonde», a dit le juge pour expliquer pourquoi l’homme écope d’une peine de quatre ans, tandis que la mère a eu une sentence de trois ans.