/news/health
Navigation

La marche comme ordonnance

Women's running legs, pink-gray sports shoe detail
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

La prescription formelle de la marche par un médecin, avec un podomètre pour documenter le nombre de pas, est un bon moyen pour augmenter l’activité physique et donc améliorer la santé de gens souffrant d'hypertension et de diabète de type 2, selon une recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Le recours au podomètre peut augmenter de 20 % le nombre de pas quotidiens effectués par les patients, ont remarqué les chercheurs auprès de 364 personnes à Montréal.

Après un an, les patients qui s’étaient fait prescrire la marche avaient fait 1200 pas de plus par jour en moyenne que les autres. Chez les deux tiers d’entre eux, une baisse de la glycémie a été remarquée. On note aussi une amélioration de la résistance à l'insuline.

«Beaucoup de gens voudraient être plus actifs, mais il est très difficile de changer les comportements. L'idée de cette étude est d'envisager le calcul du nombre de pas effectués par le patient comme un traitement, voire pratiquement comme une médication», a dit la docteure Kaberi Dasgupta, chercheuse au CUSM et principale auteure de l'étude, par communiqué.

L’utilisation du podomètre est donc vue comme un élément clé du traitement.

«En comptant ses pas, on peut plus facilement mesurer son activité physique, notamment si l’on ne court pas ou si l’on ne va pas au gym », a-t-elle précisé.

Des recherches antérieures ont montré qu’il faut faire au moins 10 000 pas par jour pour ressentir les bienfaits de l’exercice. Ceux qui en font moins de 5 000 ont un risque élevé d'hypertension et de diabète de 2 qui peuvent notamment entrainer des problèmes cardiaques ou la cécité.

Cette étude a été publiée mercredi dans la revue scientifique Diabetes, Obesity, and Metabolism.