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Un club de tir devra cesser de déranger le voisinage

Sébastien Lefebvre et Julie Bourgea
Photo Courtoisie Sébastien Lefebvre Sébastien Lefebvre et Julie Bourgea devant leur maison, à Granby.

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GRANBY | Des citoyens dont les journées de congé étaient gâchées par des coups de fusil provenant du club de tir voisin poussent un soupir de soulagement puisque ce dernier sera obligé de fermer pendant les vacances d’été et les fins de semaine.

Âgé de 8 ans, Mattys Lefebvre ne s’est toujours pas habitué aux coups de fusil qui résonnent à moins de 150 mètres de sa maison. «C’est extrêmement agressant: les portes sont fermées et ça le réveille encore. On vit ici depuis sa naissance, mais il ne s’habitue pas encore», a expliqué son père, Sébastien Lefebvre.

En 2014, un groupe de voisins a réclamé en justice une réduction des activités du club de tir, géré par Granby Multi-Sports.

« Invivable »

Le juge de première instance a demandé en 2015 la fermeture de l’établissement pendant les vacances de la construction, mais ce n’était pas assez pour M. Lefebvre. «Certains samedis, c’était incroyable et invivable. On ne pouvait pas être dehors», a-t-il dit.

Les citoyens ont porté la décision en Cour d’appel, qui a exigé en septembre dernier que le club soit fermé le 24 juin, pendant les vacances de la construction et tous les samedis de l’été, le club étant déjà fermé le dimanche.

Le club avait porté la cause en Cour Suprême, qui a décidé jeudi de maintenir la décision de la Cour d’appel. «C’est vraiment un soulagement», a mentionné M. Lefebvre, qui sera financièrement dédommagé par Granby Multi-Sports.

Perte d’argent

Excédé par le bruit, il a essayé de vendre sa maison. Il a vite réalisé que les coups de feu lui feraient perdre près de 15 % de la valeur de la maison.

«C’est un gros handicap. La maison de mon voisin aussi est à vendre; les gens ne visitent même pas la maison. Ils débarquent de leur voiture, entendent les coups de fusil et retournent dans leur véhicule pour se sauver», s’est-il exclamé.

Sébastien Lefebvre ne cache pas son souhait de voir le club déménager.

L’avocate du club de tir, Me VanessaGravel, s’était adressée à la Cour Suprême, car elle trouvait le jugement de la Cour d’appel trop restrictif. «Le centre de tir risque de fermer ses portes, car il ne pourra pas offrir assez d’heures à ses membres, et les activités sont financées par le membership», a-t-elle expliqué.

Avec ces modifications, les amateurs d’armes à feu disposeront en moyenne d’une dizaine d’heures par semaine pour s’exercer.