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Montréal veut cesser d'exiger l'arrêt obligatoire aux cyclistes

Montréal veut cesser d'exiger l'arrêt obligatoire aux cyclistes
Photo le Journal de Montréal, Ben Pelosse

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Montréal veut que les cyclistes n'aient plus besoin de faire leurs arrêts obligatoires aux intersections.
 
Soulignant que peu de cyclistes respectent le Code de la sécurité routière et cèdent le passage plutôt que de s'arrêter aux intersections, Aref Salem, responsable des transports au Comité exécutif de la Ville de Montréal, a présenté cette proposition à la consultation publique sur la sécurité routière. 
 
Il a demandé, en contrepartie, d'augmenter les amendes lorsque les cyclistes brûlent des feux rouges, par exemple, afin qu'elles soient «dissuasives, mais non abusives».
 
«On ne veut pas que les cyclistes soient délinquants, donc il y a un équilibre qui a été demandé», explique M. Salem.
 
Le montant précis et les types d'infractions n'ont toutefois pas été précisés par la Ville.
 
«L'intention ce n'est pas d'avoir une source de revenus, mais de lutter contre un crime. Il faut que la peine soit augmentée et que les gens aient peur de se faire prendre», explique Marc-André Gadoury, responsable des dossiers vélo pour l'administration Coderre.
 
Ainsi, au lieu de s'arrêter et de mettre obligatoirement le pied à terre, les cyclistes ralentissent et poursuivent leur route si aucun autre utilisateur de la route ne s'engage dans la voie. 
 
«L'objectif qu'on a, c'est d'inciter les gens qui habitent à 10 km et plus de leur destination de faire du vélo, donc c'est difficilement réalisable s'il y a un arrêt complet obligatoire avec le pied à terre. Ça demande beaucoup d'énergie pour repartir», explique M. Gadoury.
 
Actuellement, lorsqu'un arrêt obligatoire n'est pas respecté, la SAAQ prévoit une perte de trois points d'inaptitude et impose une amende allant de 100 $ à 200 $.