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Le principal artificier de la cellule djihadiste de Paris et Bruxelles probablement identifié

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Photo d'archives

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PARIS - L’homme en fuite visé par un mandat d’arrêt de la justice française et connu sous le faux nom d’Ahmad Alkhald pourrait avoir été le principal artificier de la cellule jihadiste responsable des attentats de Paris de novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier en France.

Cela fait plusieurs mois en effet que les enquêteurs pensent que celui-ci se cache derrière cette fausse identité syrienne, comme l’ont écrit mardi les quotidiens belges «La Dernière Heure» et «La Libre Belgique». «C’est une hypothèse assez forte», a confirmé une source proche du dossier.

En fuite, il fait l’objet depuis le 16 novembre 2016 d’un mandat d’arrêt des juges d’instruction français pour son rôle présumé dans les tueries de Paris et de Saint-Denis (130 morts) revendiquées par les jihadistes du groupe État islamique (ÉI).

Son ADN avait été retrouvé sur le gilet explosif déclenché par Brahim Abdeslam au restaurant Comptoir Voltaire, dans la capitale française, et sur la ceinture abandonnée par son frère Salah à Montrouge, en banlieue parisienne, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, selon une autre source proche du dossier.

Les enquêteurs pensent également qu’il est resté en contact avec des membres de la cellule jihadiste entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts), après être probablement parti en Syrie, dans la foulée du massacre du 13 novembre 2015.

L’analyse d’un ordinateur jeté dans une poubelle après les attaques dans la capitale belge avait permis d’exhumer des conversations audios dans lesquelles Najim Laachraoui, futur kamikaze de Bruxelles, et l’un des artificiers de la cellule, demandait des conseils sur des explosifs à un certain «Mahmoud», considéré comme un «artificier» de l’ÉI. Les enquêteurs supposent que ce dernier pourrait être Ahmad Alkhald, selon la même source.

Il avait été enregistré avec un passeport syrien falsifié sous ce nom le 20 septembre 2015 sur l’île grecque de Leros, point de passage des migrants, en même temps que deux autres membres présumés de la cellule, Sofiane Ayari et Osama Krayem. Les trois hommes avaient ensuite été récupérés par Salah Abdeslam, dans la nuit du 2 au 3 octobre à Ulm, en Allemagne.

Seul membre des commandos parisiens toujours en vie, Salah Abdeslam est incarcéré près de Paris.