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Des milliers de dollars d’outils volés

Quatre entreprises de construction dévalisées

Olivier Vachon, président de Vachon électrique, s’est fait voler près de 40 000 $ de matériel.
Photo courtoisie Olivier Vachon, président de Vachon électrique, s’est fait voler près de 40 000 $ de matériel.

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Plusieurs entrepreneurs en construction des Laurentides se sont fait voler des outils et des fils de cuivre depuis deux semaines. Les vols effectués par «des profes­sionnels qui savaient ce qu’ils faisaient» pourraient atteindre une valeur de plus de 100 000 $.

Philippe Jourdain, vice-président chez l’entreprise Gilles-Leduc inc. croit qu’il s’agit d’un réseau bien organisé qui sait exactement ce qu’il cherche.

«On voit que ce sont des habitués lorsqu’on voit la façon dont ils défoncent les camions. Ils savaient ce qu’ils voulaient. Ils visaient mes camions pleins et accessibles», affirme M. Jourdain.

Depuis le 24 février, au moins quatre entreprises du domaine de la construction des Basses-Laurentides ont été la cible de voleurs. La façon de procéder était la même à au moins deux endroits. Chez Vachon Électrique, de Saint-Hippolyte, et chez Gilles-Leduc inc., de Saint-Jérôme, les voleurs sont partis avec des camions de l’entreprise remplis de matériel. Ils se sont rendus plus loin et ont déchargé les camions de leur matériel.

Les deux camions ont été retrouvés dans une cour de Saint-Calixte, dans Lanau­dière.

À pied

Chez Ventilation Benoît-Léveillé, le voleur est resté sur place pendant deux heures. Il a bien pris le temps de mettre les outils dans des sacs de vidanges et il est parti à pied avec des outils d’une valeur de plus ou moins 25 000 $.

La Sûreté du Québec mène une enquête, mais refuse de confirmer pour l’instant que les vols sont reliés à un réseau. «C’est sous enquête pour l’instant», a mentionné l’agent d’information Marc Tessier.

Caméras brisées

Lors de leur vol chez Gilles-Leduc inc., les malfaiteurs auraient pu être identifiés facilement, mais le système de sécurité avait été préalablement brisé.

«On a un système de caméras et d’alarme pour la cour, mais dans la nuit du 3 au 4 mars quand ils sont venus, le système a fait défaut. On a réalisé qu’il avait été brisé. On ignore quand et par qui. On ne sait pas si ce sont les voleurs qui ont pris soin de le briser. C’est ben plate, tout ça. Les gars qui entrent le matin et qui n’ont pas d’outils pour travailler, c’est la grosse misère pour nous», ajoute M. Jourdain.

Olivier Vachon, président de Vachon électrique, chez qui on a volé pour 40 000 $ d’outils, trouve très dommage qu’on s’en prenne à son entreprise et à ses travailleurs.

«Je trouve ça tellement triste qu’ils s’en prennent à des petites entreprises comme la mienne. Pour moi, 40 000 $, c’est énorme. Même si on est assuré, ça engendre beaucoup de problèmes», confie-t-il.