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Accusé d’avoir secoué son bébé, sa version des faits changeait tout le temps pour expliquer le coma du poupon

Un père accusé d’avoir secoué son bébé a changé de version à plusieurs reprises

Accusé d’avoir secoué son bébé, sa version des faits changeait tout le temps pour expliquer le coma du poupon
CAPTURE D'ÉCRAN TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

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SHERBROOKE | Un père accusé d’avoir secoué à mort son bébé de 69 jours a changé d’histoire à plusieurs reprises pour expliquer aux docteurs comment le bambin s’était retrouvé dans le coma.

À son arrivée aux urgences, le 1er janvier 2015, le petit Kylen­­ Roy était dans un coma «le plus sévère qu’on peut voir», a rapporté le docteur Claude Cyr.

Lors de son témoignage au procès de Michée­­ Roy, le père de l’enfant, le pédiatre du Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke (CHUS) a expliqué que les parents ont émis plusieurs hypothèses différentes pour expliquer les blessures de leur fils.

Michée Roy subit actuellement son procès pour homicide involontaire. La Couronne a l’intention de montrer que M. Roy a secoué son bébé dans son logement de Richmond, en Estrie.

Après avoir vécu six mois dans un état neurovégétatif, l’enfant a succombé à ses blessures, en juin 2015.

Boutons de pyjama

Le père de 36 ans a d’abord affirmé avoir trouvé l’enfant dans cet état après sa sieste.

«Puis, ils ont demandé si leur fille aurait pu causer ces blessures en frappant son frère avec un jouet sur la tête», a affirmé­­ le Dr Cyr.

Michée Roy aurait ensuite demandé si son fils aurait pu se cogner la tête alors qu’il avait attaché le chien à sa poussette pour le traîner.

Le père aurait par la suite expliqué avoir seulement échappé l’enfant. «Il a dit tenir l’enfant par le pyjama, les boutons ont cédé et en tentant de rattraper l’enfant il se serait cogné la tête sur son épaule», a relaté le médecin.

Selon le professionnel, les lésions­­ du bambin ont été causées par des gestes beaucoup plus violents.

Accusé d’avoir secoué son bébé, sa version des faits changeait tout le temps pour expliquer le coma du poupon
Capture d’écran tva nouvelles

Pas de mort subite

Devant la juge Claire Desgens, Claude Cyr a décrit les convulsions, l’arrêt cardiaque du poupon et les manœuvres de réanimation qui ont été effectuées­­ à l’hôpital.

Les examens ont par la suite démontré une hémorragie à l'intérieur du crâne de l'enfant qui aurait été causée 24 à 48 heures avant l’hospitalisation de Kylen.

«L’événement critique qui a mené à cette condition est survenu quelques minutes avant que l’enfant soit vu par les ambulanciers. Ce sont des symptômes aigus qui ne dataient pas d’il y a deux mois», a expliqué le Dr Cyr.

L’équipe médicale a rapidement écarté l’hypothèse de la mort subite du nourrisson pour envisager un traumatisme crânien non accidentel. Le Dr Cyr a toutefois expliqué qu’il est impossible de prouver avec certitude que le bébé a été secoué sans un aveu de l’agresseur.