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Chuck McCarthy : promeneur d’humains

Chuck McCarthy
Photo courtoisie Chuck McCarthy

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Vous connaissez certainement la profession de promeneur de chiens. À Hollywood, Chuck McCarthy a innové en devenant le premier people walker, soit un promeneur d’humains. Non, il ne tient pas ses clients en laisse.

Comme presque chacun à Hollywood, Chuck McCarthy aspire à une carrière d’acteur. Plutôt que de gagner sa vie comme livreur, serveur, barman ou barista en attendant la célébrité, ce sympathique barbu a eu l’idée d’arrondir ses fins de mois grâce à une variante du métier de promeneur de chiens. Il annonce ses services comme promeneur d’humains.

En marche avec un client à Beverly Hills.
Photo courtoisie
En marche avec un client à Beverly Hills.

 

6$ du kilomètre

Comme compagnon de marche professionnel, Chuck facture 6$ canadien du kilomètre (7 $ américain du mile), soit environ 30$ de l’heure. «Il y a les gens qui veulent se motiver à marcher longtemps ou rapidement, ceux qui veulent de la compagnie, ceux que ça rassure », me dit-il.

Et maintenant, il y a les curieux qui l’ont vu dans les journaux ou à la télévision. Car les journalistes raffolent de lui. La presse américaine et internationale lui ont consacré des centaines de reportages. Pas mal pour une seule année d’existence.

 

« Tu dois être le millième journaliste à me joindre pour me poser des questions ! me dit-t-il en riant. J’ai fais marcher près d’une centaine de clients, et beaucoup de journalistes, au cours de la dernière année.» Ironiquement, l’aspirant acteur Chuck est devenu célèbre avant de décrocher le grand rôle.

Voyageur choyé

Au moment de l’entrevue, Chuck voyage en Australie. Là-bas aussi, les médias se l’arrachent. Il y promène des gens de la place qui, bien sûr, en profitent pour lui présenter leur pays. Bref, il est choyé.

Avec un « fan » en Australie.
Photo courtoisie
Avec un « fan » en Australie.

«J’ai accepté de marcher avec les Australiens qui me le demandaient, mais sans accepter d’argent. Pourvu d’un visa de touriste, je ne veux pas d’ennuis avec les autorités australiennes, causer un incident comme Johny Depp avec son chien et me faire bannir du pays!»

Il n’a jamais visité Montréal. S’il monte par chez nous, je m'offre à lui faire découvrir mes «bonnes adresses»... à pied, bien sûr.

Bientôt chez nous

Dépassé par la demande, Chuck a déposé la marque The People Walker, moins pour faire de l’argent – le créneau n’est pas très rentable – que pour éviter que des gens peu recommandables l’utilisent.

Déjà de nouveaux promeneurs d’humains sous sa bannière – approuvés par lui – proposent leurs services dans certaines villes ou quartiers californiens.

Ça vous semble un peu fou comme mode ? Songez que ça vient de Californie. C’est donc une question de temps avant que ça arrive ici !

Une annonce pour ses services de promeneur d'humains.
Photo courtoisie
Une annonce pour ses services de promeneur d'humains.