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Économie de seconde main: le Québec moins friand

Les vêtements et accessoires ainsi que les produits pour bébé sont les catégories les plus populaires

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MONTRÉAL – Le Québec reste l’une des provinces au pays où les citoyens sont les plus réfractaires à se tourner vers des produits de seconde main, indique l’Indice Kijiji de l’économie de seconde main.

MONTRÉAL – Le Québec reste l’une des provinces au pays où les citoyens sont les plus réfractaires à se tourner vers des produits de seconde main, indique l’Indice Kijiji de l’économie de seconde main.

Dévoilé mardi, cet indice indique que la valeur des transactions de seconde main est estimée à environ 29 milliards $, soit 1,4 % du PIB total du Canada et 7,6 % du PIB du Québec en 2015.

«En moyenne, les consommateurs ont réalisé des gains de 1037 $ en vendant des biens d’occasion l’an dernier et ont fait des économies moyennes de 843 $ en achetant de seconde main», selon l'Indice établi à partir d’une étude effectuée par l’Observatoire de la consommation responsable de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

L’Indice national a augmenté d’un point à 78 objets (comparativement à 77 l’an passé). Au total, près de 1,9 milliard de produits ont eu une seconde vie en 2016.

Au Québec, l’indice est de 67, ce qui classe la province à l’avant-dernière position devant les Maritimes.

En revanche, l’étude souligne que les Montréalais sont de plus en plus friands de cette économie de seconde main. L’indice de Montréal a notamment augmenté de cinq points à 85.

Montréal est derrière Edmonton (86) et Calgary (104) qui sont au sommet des villes au pays. La ville de Québec est loin derrière avec un indice de 48.

Les vêtements et accessoires ainsi que les produits pour bébé sont les catégories les plus populaires, a souligné Fabien Durif, directeur de l’Observatoire de la consommation responsable et coauteur de l’étude.

«Pour 53 % des acheteurs de seconde main, l'argent économisé par l'acquisition de biens d'occasion au lieu du neuf est utilisé pour faire des achats quotidiens tels que l’essence, l’épicerie, ou pour payer le loyer», souligne l’étude lancée en 2015.