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Double meurtre sanglant pour un triangle amoureux

L’accusé aurait mal digéré d’avoir été laissé pour un autre homme

<b>Altamond Jr Little</b><br />
Accusé
Photo courtoisie Altamond Jr Little
Accusé

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Un Montréalais accusé d’avoir sauvagement tué son ex-conjointe et le nouvel ami de cœur de celle-ci était incapable de digérer sa rupture, a affirmé la poursuite au début de son procès mardi.

«C’est ma femme, je peux faire ce que je veux avec elle», aurait crié Altamond Jr Little avant de prendre un fusil tronçonné et d’abattre son ex-conjointe.

Le drame est survenu le 8 octobre 2013 à LaSalle, a expliqué Me David Simon de la Couronne, alors que s’ouvrait le procès de l’accusé de 46 ans pour les meurtres au second degré de Marjorie Dammier et Maxime Berthiaume Calado.

La mère de ce dernier, qui habite en France, était d’ailleurs présente dans la salle d’audience après avoir lancé une campagne de sociofinancement afin d’assister aux audiences et trouver des réponses et aller de l’avant.

Sylvie Berthiaume (à gauche), la mère de la victime Maxime Berthiaume Calado (à droite), avait demandé l’aide des internautes afin de pouvoir financer son voyage depuis la France et ainsi assister au procès à Montréal.
Photo tirée de GoFundMe.com
Sylvie Berthiaume (à gauche), la mère de la victime Maxime Berthiaume Calado (à droite), avait demandé l’aide des internautes afin de pouvoir financer son voyage depuis la France et ainsi assister au procès à Montréal.

Les deux victimes, âgées de 29 et 30 ans, étaient en couple depuis environ un an et étaient amoureux l’un de l’autre, a expliqué Me Simon dans sa déclaration d’ouverture aux jurés. Mais Little, l’ancien conjoint de Mme Dammier avec qui elle avait été en couple pendant une décennie, serait alors revenu dans le portrait.

«La relation entre M. Little et Mme Dammier avait été mouvementée et marquée par des séparations et des réconciliations, a relaté Me Simon. Mais il voulait désespérément raviver la flamme, il disait que les choses allaient changer. »

Mme Dammier, de son côté, n’aurait pas entièrement rejeté Little, selon la théorie de la Couronne.

Dispute

Selon ce que des voisins ont dit aux policiers, le soir fatidique, une dispute aurait éclaté et M. Berthiaume Calado aurait crié à Little de «s’en prendre à quelqu’un de sa taille».

Little aurait dit qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de «sa» femme puis un coup de feu aurait été tiré.

L’accusé aurait ensuite poignardé «à de nombreuses reprises» son autre victime, avant de quitter les lieux en prenant soin de se cacher le visage avec une capuche.

«Quand les policiers ont forcé la porte du logement, ils ont découvert une scène maculée de sang», a expliqué Me Simon.

Sang

Mme Dammier gisait morte devant un escalier, tandis que son conjoint blessé est finalement décédé à l’hôpital.

Le fusil à pompe tronçonné a été retrouvé sur place, mais pas le couteau.

Des empreintes digitales de l’accusé ont également été trouvées sur la scène de crime.

Little a ensuite été arrêté quelques jours plus tard, à LaSalle, avec des effets personnels sur lesquels se trouvait le sang de Mme Dammier.

Le procès présidé par le juge Michel Pennou est prévu pour durer environ huit semaines. Little est défendu par Me Peter Georges-Louis. À la fin du procès, le jury composé de cinq femmes et sept hommes devra trancher sur la culpabilité ou non de l’accusé.