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Fier de ses racines

Dwight King a fait partie de la seule équipe canadienne destinée aux Amérindiens

Le rêve de Dwight King  de jouer dans la LNH a commencé avec les Blackhawks de Beardy’s, une équipe midget AAA composée à 60 % de joueurs
autochtones.
Photo d’archives, ben pelosse Le rêve de Dwight King de jouer dans la LNH a commencé avec les Blackhawks de Beardy’s, une équipe midget AAA composée à 60 % de joueurs autochtones.

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Pauvreté, alcoolisme, violence conjugale. Dwight King le reconnaît. Lorsqu’il est question de réserves autochtones, ces clichés reviennent immanquablement.

Cependant, certaines d’entre elles prennent des initiatives pour que ses jeunes puissent sortir de ce cercle vicieux. C’est le cas de la communauté de Beardy’s, en Saskatchewan.

Depuis 1995, cette bourgade de quelque 3000 habitants compte sur une équipe de hockey midget AAA, dont le principal mandat est d’accueillir les joueurs autochtones de la province. Une initiative unique au Canada.

«C’est la communauté qui a fondé ce programme. Bon an, mal an, cette équipe est composée à 60 % de joueurs autochtones, a expliqué King, descendant direct du métissage entre Français et Cris qui s’est étendu, en Saskatchewan, de la fin du XIXe siècle au début du XXe.

«Les réserves d’où proviennent les joueurs défraient habituellement les coûts pour permettre à leurs jeunes d’évoluer au sein de cette équipe», a mentionné l’attaquant du Canadien, rencontré à Brossard, plus tôt cette semaine.

Traité aux petits oignons

C’est là où le rêve qu’il chérissait de jouer dans la LNH a véritablement pris son envol.

Tout comme son frère D.J., quatre ans avant lui, Dwight a porté les couleurs des Blackhawks de Beardy’s le temps d’une saison, en 2004-2005.

Pendant un hiver, il s’est éloigné à près de trois heures du domicile familial de Meadow Lake dans le but de suivre les traces de son grand frère. Malgré ses 15 ans, King assure ne jamais avoir souffert du mal du pays.

«J’ai tellement eu du bon temps là-bas. On était traités aux petits oignons par nos familles d’adoption. Ils s’occupaient de tout, a-t-il raconté. Mon meilleur ami avait également fait l’équipe, alors nous avons habité ensemble», a-t-il raconté.

«Nous jouions dans un petit aréna, dans lequel il y avait des gradins d’un seul côté, mais nous avions notre propre vestiaire. Ça donnait une touche particulière à l’expérience», a-t-il ajouté.

La gâchette facile

À l’instar de son frère, une fois de plus, Dwight King a poursuivi son apprentissage avec les Hurricanes de Lethbridge, de la Ligue de hockey junior de l’Ouest, avant d’être repêché par une équipe de la LNH.

«C’est facile de se servir de son frère comme modèle. Tu n’as qu’à le regarder aller pour comprendre la marche à suivre pour atteindre la LNH.»

Sauf que les deux hommes n’ont jamais tout à fait pratiqué le même style.

En 118 matchs avec les Blues de St. Louis et les Capitals de Washington, l’aîné de la famille a jeté les gants à 33 reprises. Pour sa part, l’attaquant du Tricolore compte quatre combats en 354 matchs.

«D.J., c’était un homme fort. Il avait la gâchette facile, a lancé son frangin, sourire en coin. Il a connu une belle carrière. Il peut être heureux de ce qu’il a accompli au cours de ces années.»


Parents de quatre enfants, Donna et Dwayne King redonnent chaque été à la communauté de Flying Dust, la réserve amérindienne voisine de Meadow Lake, en tenant la seule école de hockey du coin. Une école qui accueille une centaine de garçons et de filles. Dayna et Danene, les sœurs de Dwight, s’impliquent également auprès de ces jeunes.

 

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