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La fin du travail partisan

L’Assemblée nationale veut s’assurer d’un meilleur contrôle sur les employés politiques payés à même les fonds publics

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Photo d'archives Simon Clark Les députés au Salon bleu de l’Assemblée nationale.

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L’Assemblée nationale veut resserrer les règles afin d’éviter que des partis politiques se paient des employés qui font du travail partisan à même les deniers publics, a appris Le Journal.

Personnage de l’ombre, le secrétaire général du Parlement, Michel Bonsaint, souhaite davantage de transparence quant à l’utilisation du budget de l’Assemblée nationale.

Selon nos informations, il a proposé aux partis un formulaire afin d’avoir plus d’informations sur les employés politiques payés à même les fonds parlementaires.

Les formations politiques devront notamment préciser si les membres de leurs cabinets possèdent bel et bien un bureau au parlement, une carte d’accès, une place de stationnement et une adresse courriel de l’Assemblée nationale.

Tous les partis se disent prêts à collaborer avec l’Assemblée nationale et fournir davantage d’informations sur leur personnel.

Mesure rétroactive ?

Libéraux, caquistes et solidaires souhaitent que le resserrement des règles soit rétroactif et s’applique depuis la dernière législature.

Le whip libéral Stéphane Billette dit «appuyer tous les gestes visant une plus grande transparence» du travail des élus.

Même discours du côté de la CAQ. Chez Québec solidaire, on a toujours trouvé les règles claires et on déplore que certains partis aient besoin d’un rappel à l’ordre pour s’y conformer.

Seul le PQ n’a pas encore fait son nid sur l’aspect rétroactif du nouvel encadrement. «Il n’y a pas encore de décision de prise à ce sujet-là», précise la porte-parole Antonine Yaccarini.

Plusieurs cas

Le Journal a révélé que cinq «agents de liaison» du PQ sont rémunérés à même le budget de l’aile parlementaire et qu’ils n’y ont presque jamais mis les pieds. Une plainte a été déposée au Commissaire à l’éthique par les autres partis, qui accusent les péquistes d’avoir détourné des fonds publics à des fins partisanes.

Deux députés de la CAQ sont également visés par une enquête de Jacques Saint-Laurent sur des allégations d’embauche d’attachés politiques «fantômes». Le Commissaire a aussi reçu une plainte au sujet d’anciens candidats libéraux employés dans des cabinets du gouvernement.

3 enquêtes

16 janvier 2017 - Le Commissaire à l’éthique ouvre une enquête concernant des employés du Parti québécois qui font du travail partisan rémunéré à même les budgets de l’Assemblée nationale.

18 janvier 2017 - Le Commissaire à l’éthique ouvre une enquête sur deux députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) à la suite d’allégations d’embauche d’attachés politiques «fantômes».

13 février 2017 - Le Commissaire à l’éthique ouvre une enquête sur d’ex-candidats du Parti libéral du Québec embauchés comme conseillers politiques régionaux par des cabinets ministériels.

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