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Un autre officier relevé de ses fonctions à la SQ

Une enquête interne se penche sur le chaos de l’A-13

Dans la nuit de mardi à mercredi, plus de 300 véhicules sont restés immobilisés jusqu’à 13 heures sur l’autoroute 13, entre les autoroutes 20 et 40, à Montréal.
Photo courtoisie Dans la nuit de mardi à mercredi, plus de 300 véhicules sont restés immobilisés jusqu’à 13 heures sur l’autoroute 13, entre les autoroutes 20 et 40, à Montréal.

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Un capitaine de la Sûreté du Québec devient le second officier blâmé pour l’absence de secours sur l’autoroute 13 à Montréal lors de la tempête de mardi.

«Deux choses peuvent être arrivées: il n’a pas pris les bonnes décisions ou n’a pas informé ses supérieurs», analyse Paul Laurier, enquêteur à la retraite à la Sûreté du Québec (SQ).

C’est la deuxième fois cette semaine que la police provinciale sévit contre un membre de ses forces. Jeudi, un lieutenant a été affecté à des tâches administratives pendant la durée de l’enquête interne sur le fiasco de l’organisation des secours sur l’A-13, mardi dernier.

Cette fois, c’est un capitaine qui subit le même sort, soit le troisième grade d’officier en importance.

Capitaine

«Un capitaine est le premier officier à avoir à sa charge d’autres officiers. Il supervise plusieurs “postes” de 30 à 50 employés menés par des lieutenants», explique Paul Laurier.

Le capitaine se rapporte à un inspecteur, officier responsable d’une région donnée. C’est par exemple à lui de donner le feu vert aux heures supplémentaires en cas de besoin, indique M. Laurier.

«Un capitaine doit s’assurer que les autopatrouilles sont sur le terrain, que les patrouilleurs sont en place et que les effectifs sont là.»

Des compressions à la SQ ont fait disparaître 150 des 400 postes d’officiers en février 2015, rappelle l’ex-policier.

Responsabilité

La Sûreté du Québec a reconnu jeudi avoir agi «trop tard» pour venir en aide aux automobilistes coincées parfois jusqu’à 13 heures en pleine ville.

«Ça n'aurait jamais dû durer aussi longtemps. On considère que cette personne (le gestionnaire) n'a pas pris les bonnes décisions. Elle aurait dû tenir compte que plus le temps avançait, plus les gens devaient être évacués», avait affirmé jeudi le capitaine Guy Lapointe, porte-parole de la SQ, pour justifier les mesures contre le premier officier.

Le lieutenant se serait concentré sur la «réouverture des voies», c'est-à-dire à remorquer les deux camions pris au début du bouchon, plutôt qu'à prêter assistance aux automobilistes.

La SQ a déclenché une enquête interne concernant son travail durant cet événement, ce qui a conduit le premier ministre Philippe Couillard à présenter des excuses pour ce cafouillage dont le ministère des Transports est aussi responsable.

- Avec l’Agence QMI