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Les limites de Pamela Anderson

La star internationale déçoit dans Sur-Vie, une série québécoise

Sur-Vie
Photo Courtoisie Série+ Dans la minisérie dramatique Sur-Vie, Pamela Anderson donne la réplique à Luc Picard. Malheureusement pour les télévores, chacune des scènes expose au grand jour ses limites en tant qu’actrice.

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Avant de connaître notre appréciation du jeu de Pamela Anderson dans Sur-Vie, sachez tout d’abord qu’elle n’apparaît à l’écran qu’une demi-douzaine de minutes au cours des deux premiers épisodes. Et c’est tant mieux.

Car bien qu’on ait fait grand cas du casting de l’ancienne star de Baywatch dans une série d’ici l’an dernier, ses talents d’actrice sont plutôt limités. Dans un rôle pourtant peu exigeant, celui d’une animatrice de téléréalité anglophone, l’ancienne playmate manifeste autant d’émotions qu’un porte-manteau. Tout sonne faux, même ses silences.

Cela dit, le matériel de base n’est pas sans défauts. Dotée d’une prémisse alléchante (une actrice participe à une téléréalité pour ressusciter sa carrière en perte de vitesse), Sur-Vie aurait pu être une incursion jouissive au cœur du show-business ou même un plaisir coupable avoué.

Mais au terme du visionnement de presse des 90 premières minutes, on doit qualifier l’offrande de Séries+ d’exercice intéressant. Sans plus.

Fort potentiel

Écrite par Martine D’Anjou (Ramdam, O’), réalisée par Yves-Christian Fournier (Blue Moon) et produite par Fabienne Larouche et Michel Trudeau (District 31), Sur-Vie manque de rythme malgré un récit truffé de personnages au fort potentiel dramatique, dont un producteur véreux (Luc Picard), un conjoint adultère (Sébastien Huberdeau), une mère démunie (Carole Laure), un réalisateur toxicomane (Robin Joël Cool) et une actrice porno assoiffée de gloire (Mylène St-Sauveur).

L’action tarde effectivement à décoller. On prend presque un épisode complet à expliquer que Frédérique, l’héroïne défendue par Mariloup Wolfe, en arrache à Hollywood. Et quand elle revient au Québec bredouille, on louvoie encore avant d’attaquer le nœud de l’histoire.

Mais malgré son faux départ, son portrait trop caricatural, son cynisme parfois lourd, son côté trash à moitié assumé et ses nombreuses ressemblances avec UnREAL, un soap américain du réseau Lifetime, Sur-Vie fascine assez pour nous garder fidèles au poste durant toute la saison. En espérant qu’on ait gardé le meilleur pour la fin...


♦ Séries+ présent Sur-Vie à partir du jeudi 6 avril à 22 h.