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Le budget Morneau fait fi de la région de Québec

Le budget Morneau fait fi de la région de Québec
Photo courtoisie

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Aucun projet de la région de Québec n’apparaît noir sur blanc dans le budget fédéral «timide» dévoilé mercredi, a déploré la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, déçue que l’incertitude persiste au sujet du Service rapide par bus (SRB).

«Ce n’est pas clair pour Québec. Il n’y a pas de projets nommés précisément, ce qui veut dire que ça nous décale encore autant pour le SRB que le train à grande fréquence sur lequel on a beaucoup poussé parce que c’est un projet qui est important pour la région. On a encore du travail à faire», se désole le président de la Chambre, Alain Aubut.

Le maire de Québec Régis Labeaume n’a pas réagi au budget Morneau en fin de journée. Il veut prendre le temps de l’analyser avant de le commenter. Plus tôt dans la journée, il avait cependant tempéré ses attentes à l’égard du SRB.

Financement à 40 %

Contrairement au premier ministre Philippe Couillard, il ne s’attendait pas à un engagement ferme d’Ottawa, mais à l’annonce des modalités du programme d’infrastructures en transport collectif.

Le maire Labeaume a dû déchanter en apprenant que le fédéral entendait subventionner un maximum de 40 % pour les nouveaux projets comme le SRB Québec-Lévis. Il réclame depuis belle lurette un financement 50-50 des deux paliers de gouvernement.

L’INO optimiste

En vacances à l’extérieur du pays, le maire de Lévis risque lui aussi d’être amèrement déçu. En son absence, le conseiller municipal Michel Patry, qui préside la Société de transport de Lévis, n’a toutefois pas déchiré sa chemise. «Il va falloir voir ce que le provincial va dire. S’ils sont prêts à accoter la différence, ça vient régler notre problème», a-t-il réagi.

«C’est déjà très bon 40 %», relativise pour sa part Alexandre Turgeon, du Conseil régional de l’environnement. «Le financement à 100 % des deux paliers de gouvernement, je trouvais ça drôlement gourmand et ambitieux. Il y a bien des projets de transport collectif que le Québec a payés seul», a-t-il rappelé.

Par ailleurs, même si l’Institut national d’optique (INO) attend toujours une aide de 25 M$ pour ses projets d’expansion au Canada, son PDG Jean-Yves Roy s’est montré optimiste. «Le seul fait qu’ils mettent des milliards en innovation, c’est une bonne nouvelle», a-t-il plaidé.