/news/politics
Navigation

Martine Ouellet prend ses distances du Parti québécois

Elle vote contre la Loi sur la qualité de l’environnement

Martine Ouellet
Simon Clark/Agence QMI La chef du Bloc québécois Martine Ouellet.

Coup d'oeil sur cet article

La nouvelle chef du Bloc Martine Ouellet prend ses distances du Parti québécois.

Contrairement à ses anciens collègues péquistes, la députée indépendante a voté jeudi contre le projet de modernisation de la Loi sur la qualité de l’environnement à l’Assemblée nationale.

Si elle n'est pas contre la réduction des délais pour obtenir des autorisations environnementales, Mme Ouellet craint qu'on diminue par ricochet le rôle du BAPE. Elle n’est pas rassurée par les garanties données par le ministre David Heurtel.

« La députée de Vachon qui vote »

Parlant d’elle à la troisième personne, Martine Ouellet a précisé à notre Bureau parlementaire que «c’est la députée de Vachon qui a voté», pas la chef du Bloc québécois. N’empêche, elle assure qu’elle se serait prononcée de la même façon si elle avait eu à le faire dans une instance fédérale pour une pièce législative semblable.

Martine Ouellet soutient que les deux chapeaux qu’elle porte ne posent aucun problème. «Je pense que vous êtes vraiment à chercher des puces. C’est la députée de Vachon qui vote, je suis à l’Assemblée à titre de députée de la circonscription de Vachon, mais je suis aussi chef du Bloc québécois, mais quand je vote à l’Assemblée nationale, je vote comme députée de la circonscription de Vachon», a-t-elle insisté.

Le PQ discret

Au PQ, on était avare de commentaires. Il n’a pas été possible de s’entretenir avec le porte-parole en matière d’environnement, Sylvain Gaudreault, qui, comme ses collègues péquistes, a voté en faveur du projet de loi 102 du ministre Heurtel.

«Mme Ouellet est une députée indépendante, elle agit de façon indépendante», s’est-on limité à dire.

Le texte de loi du gouvernement Couillard prévoit une réduction de 30 % du nombre de projets qui nécessiteront une autorisation environnementale. Le ministère du Développement durable et de l’Environnement délivre quelque 5000 certificats d’autorisation chaque année.