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Trudeau accuse Québec de jouer un «jeu» politique

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Photo Agence QMI, MATTHEW USHERWOOD

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OTTAWA – Justin Trudeau accuse la classe politique québécoise de jouer un «jeu» en s’insurgeant de l’absence, dans le budget fédéral, de financement concret pour les grands projets de transport en commun dans la province.

Les élus à Québec ont adopté à l’unanimité, jeudi, une motion pour exprimer leur «très grande déception» par rapport au budget fédéral déposé la veille.

Ils déplorent entre autres l’absence d’engagements fermes pour les trois principaux projets de transport en commun dans la province, soit le Service rapide par bus à Québec, le Réseau électrique métropolitain et le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal.

Justin Trudeau a répliqué lors d’un point de presse à Toronto, jeudi matin, en laissant entendre qu’un engagement trop précis du fédéral relativement à ces trois projets aurait peut-être été mal perçu au Québec.

«Si j’avais dit exactement comment [les projets] allaient se faire, ils auraient dit: “Ah, mon Dieu, non, non, ce n’est pas à vous de décider ça, c’est à nous de le faire”», a dit Justin Trudeau.

«Je comprends le jeu qui se joue», a-t-il ajouté.

Justin Trudeau estime qu’il est faux de prétendre que les grands projets de transport québécois ont été oubliés.

Il rappelle que le deuxième budget libéral prévoit une enveloppe de 20 milliards $ pour financer des projets d’infrastructures en transport en commun à l’échelle du pays dans les 11 prochaines années.

«L’argent est là pour investir dans les projets de transport collectif, a déclaré M. Trudeau. Mais ce n’est pas à Ottawa de déterminer quels seront les projets prioritaires.»

Le premier ministre a aussi tenu à assurer sa pleine collaboration aux villes de Montréal et Québec, ainsi qu’au gouvernement provincial. «On est très contents de travailler avec eux», a-t-il dit.

Justin Trudeau a aussi dû se défendre à propos de l’abandon, dans le budget, du crédit d’impôt pour le transport en commun. Depuis 2006, les usagers pouvaient récupérer 15 % du coût des laissez-passer de bus ou de métro.

En réaction au budget, le maire de Montréal, Denis Coderre, avait justement relevé l’ironie d’investir dans le transport en commun tout en abandonnant un remboursement censé encourager son utilisation.

«Ce crédit d’impôt est complexe et il n’y avait pas énormément de gens qui en profitaient», a plaidé Justin Trudeau.