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Un ado aurait défié un policier avant d’être abattu à Sainte-Adèle

Selon les témoins au procès pour homicide involontaire du policier Éric Deslauriers, le conducteur de la Mazda a foncé vers l’accusé avant que celui-ci ne lui tire dessus.
Photo Courtoisie Selon les témoins au procès pour homicide involontaire du policier Éric Deslauriers, le conducteur de la Mazda a foncé vers l’accusé avant que celui-ci ne lui tire dessus.

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SAINT-JÉRÔME | Un ado de 17 ans aurait défié un policier du regard en faisant vrombir le moteur d’une voiture volée. Il aurait par la suite roulé vers le policier qui lui a tiré dessus, l’atteignant mortellement.

Le 22 janvier 2014, David H. Lacour aurait déposé deux élèves dans le stationnement de la section des adultes sur le terrain de l’école Augustin-Norbert-Morin de Sainte-Adèle. L’adolescent aurait par la suite jeter un regard de défi au sergent de la SQ Éric Deslauriers.

Entretemps, Éric Deslauriers se serait avancé avec son auto-patrouille pour lui bloquer la route, lui aurait demandé d’arrêter le moteur et de sortir du véhicule.

Le policier Éric Deslauriers.
Martin Alarie / JdeM
Le policier Éric Deslauriers.

«Le policier pointait le jeune avec son arme en lui donnant des consignes répétitives. Le jeune n’arrêtait pas de rincer sa voiture», a témoigné Yvon Rioux, enseignant en adaptation scolaire lors du deuxième jour du procès pour homicide involontaire de Éric Deslauriers.

M. Rioux a affirmé que David-H. Lacour a d’ailleurs déjà été un de ses élèves en 2011, mais ignorait que c’était lui qui se trouvait au volant de la Mazda ce jour-là.

«La copine de David criait: «c’est la voiture de David, c’est la voiture de David» en même temps que le policier donnait ses directives, c’était le chaos», poursuit-il.

Selon ce que ce témoin a pu voir, David Lacour aurait « fait un sourire narquois au policier et savait que c’était un défi ».

C’est alors que David aurait tenté de fuir la scène à bord de son véhicule et que deux coups de feu auraient été entendus. M.Rioux a appelé les secours, à la demande du sergent Deslauriers et deux professeurs seraient venus couvrir la scène avec leurs manteaux pour éviter que les élèves dans l’école ne paniquent devant le drame.

David H. Lacour, la victime.
Photo Courtoisie
David H. Lacour, la victime.

Triste dénouement

Julie Duchesneau, technicienne en éducation spécialisée à l’école Augustin-Norbert-Morin au moment de faits, raconte avoir également vu David Lacour, qu’elle ne connaissait pas, fixer le policier, puis « décoller » vers lui.

« Est-ce que David entendait le policier lui donner des directives? La réponse est oui. C’est ultra rapide. Au premier coup de feu, je me suis cachée le visage et baissée. Le temps de relever la tête, la Mazda était dans le banc de neige», témoigne-t-elle.

Émotive, irritée et mal à l’aise, celle-ci a ajouté que cette situation la désolait. «Je trouve ça plate pour M. Deslauriers et plate pour David», a-t-elle lancé la larme à l’œil.

Le procès du policier se poursuivra vendredi au palais de justice de St-Jérôme.